• Parutions/Recensions*14

     

     

    Parutions/Recensions*5

    Parutions/Recensions*5

    14

    Dernières parutions de nos membres parmi de très nombreuses parutions à nos Éditions

    (recueils avec recensions*14)

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    Parutions/Recensions*11

    par MICHEL  BENARD

    Lauréat de l’Académie française.
    Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.
    Poeta honoris causa.

     

     

    Parutions de nos membres

     

    Parutions/Recensions*6

     Parutions/Recensions*5

    Parutions/Recensions*14Timothée Bordenave – L’or des jours – recension 

    Editions les Poètes français – 2021-  format 14 ½ x 21 – nombre de pages 49 -

    Première de couverture photo de l’auteur.

    Ce dernier recueil de Timothée Bordenave « L’or des jours » s’ouvre sur une préface-dédicace quelque peu hermétique où les « dieux » du Panthéon s’invitent. Cette poésie se voulant de forme classique se révèle être surtout des plus narratives. La poésie de Timothée Bordenave nous place au cœur d’aventures diverses et variées. Nous sommes transportés sur le galion d’un pirate avec toutes les inconnues que nous pouvons imaginer. Pour nous retrouver dans une forêt bruyante et mystérieuse aux multiples oiseaux colorés et animaux, « chef d’œuvre » de la nature comme nous le dit notre poète. Nous sillonnons aussi sur les chemins de la foi et d’une philosophie indéfinie. Timothée Bordenave est un rêveur qui se plait à imaginer de vieux châteaux où rôde encore le loup du Cap Ferret. Le cours de la vie n’est pas toujours aussi simple qu’il ne le parait et le poète se retrouve confronté à la violence, à la rivalité et avoue souhaiter des mœurs plus lisses. Voici une poésie pour le moins assez concentrée sur elle-même avec son auteur au cœur des textes. « Lisez-moi ! Ce qu’il vous faut pour passer l’hiver, / C’est un Timothée, mage aux mots, chevalier d’encres... » 

    Michel Bénard.

      Parutions/Recensions*5

     

    Parutions/Recensions*14Recension : Arlette Rives – « En l’écume des rêves » –

    Illustrations : Adrien Rives
    Editions les Poètes français – Paris – 2021.
    Format 14 ½ x 21 – Nombre de pages 45.

    Par le simple effet de son titre « En l’écume des rêves » Arlette Rives nous plonge dans une sorte de nostalgie de la rêverie teintée d’une pertinente réalité. Le ton est donné, il repose sur un souvenir rattaché à Fédérico Garcia Lorca. Le poème ici peut se substituer à un tableau, il crée des images imparfaites où les mots jouent entre eux, s’interpellent, se répondent, se complètent en colorant la vie. L’ouvrage s’ouvre sur un certain vague à l’âme, ambiance de temps fuyant, noyé dans de mystérieuses brumes. Ces poèmes se font le constat d’un monde cynique, désespérant composé de fer et de boue générant des cris dans le silence. Nous percevons que derrière notre poète demeure l’esprit d’une image d’ombre et de lumière. Ainsi c’est avec bonheur que nous découvrons au fil des pages les illustrations soignées du peintre Adrien Rives. Notre poète nous laisse entendre que le monde est un théâtre, une pantalonnade, une parade de bouffons. Les textes sont parsemés d’images délicates et métaphoriques qui portent à une réflexion sur la condition humaine. Arlette Rives porte en elle beaucoup de sensibilité qu’elle parvient à transmettre au travers de la dualité du réel. Le constat se veut pertinent, authentique et lucide, parfois terrifiant. Nous sommes sensibilisés par l’expression révélatrice d’Arlette Rives, elle touche à cœur et au cœur. Les exemples sont pléthores et nous transportent de la larme d’un violon à un rêve de lumière. Cette poésie tourbillonne comme une sorte de chorégraphie verbale se terminant dans une envolée, une sorte d’entrechat. Arlette Rives caresse la lune et le sable phosphorescent qui creuse le lit de l’amour, et demeure fidèle à son désir d’aimer. Elle sait sa poésie forte comme la vague et fragile comme l’écume. Femme d’expérience, elle a conscience que de l’amour, souvent naissent les désamours, mais elle sait aussi que la poésie est son plus beau chant de vie.

    Michel Bénard.

      Parutions/Recensions*5 

     

    Parutions/Recensions*14Recension : Alix Lerman Enriquez – Tombée du ciel – 

    Editions les Poètes français – 2021 –

    Première de couverture illustration photographique.

    Format 15x21 – nombre de pages – 36 –

     Très active au sein de notre société, Alix Lerman Enriquez ne manque pas pour autant d’une belle et sensible qualité poétique. Son dernier recueil « Tombée du ciel » en est le meilleur exemple. Le poète nous viendrait-il d’une autre galaxie de laquelle il serait tombé en s’étonnant de se retrouver dans le labyrinthe terrestre ou plutôt dans le chaos de la vie. Alix Lerman Enriquez nous propose une errance bucolique rythmée d’une mélodie poétique teintée de nostalgies, de rêves, de semences et de graines de lavande. Cette poésie simple, libérée, irrégulière qui s’enivre d’espaces autonomes, nous permet d’aborder un monde imagé, parfois froissé, blessé entre la beauté et la désolation. Il flotte entre ces vers irréguliers, un parfum de nostalgie, de larmes marines et de pleurs d’enfances, pourtant le soleil y brille toujours du levant au couchant. Les souvenirs se confondent au silence allant parfois jusqu’à la dramaturgie, jusqu’à la nudité des corps et de l’âme, pour un amour noyé dans les larmes. Au poète tout est possible, tout est permis, il lui faut peu de choses pour écrire, une feuille de figuier, un coquillage encrier, une plume d’oiseau pour composer un paradis. Nous finissons par être envoûtés, transportés dans un monde aux paysages inconnus, une symphonie végétale, animalière enluminée par l’orbe lunaire où le lecteur se laisse surprendre. De délicates images poétiques aux douces senteurs de bois, de résine, de lavande et de glycine se succèdent. Alix Lerman Enriquez nous propose tout naturellement une promenade sur les chemins hasardeux de l’existence, elle joue avec les métamorphoses du monde : « L’aube est devenue aurore / Et les mouettes devenues des colombes. » Son univers est plongé au cœur des énigmes de la dualité. Le poète soulève toujours cette éternelle question de l’enfant qui devient adulte et découvre : « les restes brulés de l’innocence. »    

     Michel Bénard.

     Parutions/Recensions*5

     Parutions/Recensions*14Yves ROUSSEAU – « Glisse ma plume… Passe l’instant ! » –

    Editions les Poètes français – 15x21 – Nombre de pages 81 – 2021 

    Couverture photographie composition de l’auteur. 

     Lire Yves Rousseau est un plaisir, l’écriture est soignée, fluide, les sujets traités sont simples et nous appartiennent, mais ils sont chargés de l’essentiel de ce qui fait sens. Saines évasions en terres familières. De Watteau à Hugo la promenade se teinte de romantisme. Avec pour plume préfacière celle de Véronique Flabat-Piot, tout est déjà dit ! Pour peu je poserais bien un point sur mon papier, mais réflexion faite, je prendrai les chemins de traverse, ceux où flottent quelques parfums insolites. Voici une poésie classique, de vocabulaire choisi, qui possède tous les ingrédients d’une sauvage liberté où le temps s’étire au fil d’un signe astral. Ce temps qui passe mérite bien un plaidoyer. Aguerri, le poète pourtant s’interroge sans cesse, le mystère de l’écrit l’envahit. Au fil de l’existence, il faut savoir se faire de l’amour des petits cadeaux, car l’insolent part toujours trop tôt. Les amours blessées se font graines de désillusion. Quel que soit l’horizon de l’amour, il est beau, vrai, aussi fragile soit-il. Les sujets les plus intimes, les plus délicats, soulèvent souvent la risée, pour finalement devenir beaux, grands et nobles. Yves Rousseau porte en lui les valeurs de la confrérie, il est bon de se reconnaitre parmi les autres poètes. Le souvenir de l’ancien se glisse entre les vers, celui qui ne parle pas, le « taiseux », qui pourtant a laissé une partie de son âme dans les boyaux boueux du Chemin des Dames, dans la grotte du Dragon ou aux Eparges du côté de Verdun, notre poète ne l’oublie pas.  Souvenirs aussi du contingent, à vingt ans, pour une guerre d’Algérie qui ne disait pas son nom. Les amis et ceux qui ne sont plus. C’est un plaisir de voir notre aède s’aventurer sur les sentiers de la poésie libérée, petite bouffée d’oxygène lorsque les vers classiques flânent sur le chemin des écoliers. J’aime beaucoup aussi lorsqu’Yves Rousseau parle « d’œuvrier» à propos du sculpteur, du charpentier, du maître verrier, etc., c’est une digne manière d’anoblir l’intelligence de la main. Que dire de l’écriture, elle est celle d’un joaillier, d’un bateleur de mots. Yves Rousseau use de la dérision, l’âge nous joue des tours, il faut savoir l’accepter faute de pouvoir les déjouer. Notre poète met dans l’écrin d’un sonnet quelques banalités du quotidien, anecdotes, histoires de vie, secrets de famille bien gardés, comiques ou dramatiques. C’est ici que je refermerai le recueil, sur des rêves de femmes qui passent et faute de raisons s’enfuient au-delà l’horizon. Que ce soient, Line, Marie ou bien Suzon.

    Michel Bénard. 

    Parutions/Recensions*5 

     

     

    Parutions/Recensions*14

    Véronique Lévy Scheimann« Dessiner un ailleurs »

    Editions les Poètes français-2021- format 15x21 – nombre de pages 61.

    Illustrations de l’auteure.

    Fidèle à sa plume et son pinceau, Véronique Lévy Scheimann nous propose aujourd’hui son dernier ouvrage « Dessiner un ailleurs ». Elle est une artiste passionnée pratiquant la double discipline de l’art graphique qu’elle associe à l’expression stylographique, belle manière de pouvoir exprimer et jumeler ses ressentis. Poésie de l’ordinaire et du quotidien, les textes sont souvent assez courts, sertis de notes brèves fortes de constats sociaux. Poésie et peinture sont chez Véronique Lévy Scheimann comme un baume aux effets salvateurs, les pinceaux s’expriment nerveusement et les mots hurlent le silence de la pensée muselée et une histoire malheureuse. Nous découvrons des textes qui pourraient très bien être des messages codés ou des points de repère sur la route de la vie. Cette poésie nous place dans l’observation, le constat d’un monde peu rassurant tout en nous invitant au voyage, à la découverte de l’ailleurs. Le poème ici peut devenir un jeu en ce monde régenté au-delà de la normalité, à ce point que notre poétesse manœuvre à sa façon par dérision sur le « clic & collecte ». Indéniablement nous nous orientons vers une autre époque, une autre forme de vie de plus en plus formatée et numérisée. Sorte de « liberté surveillée ». Autres temps, autres mœurs ! Véronique Lévy Scheimann éprouve ce besoin de saisir les choses simples, celles du quotidien ordinaire pour essayer de leur restituer une once de beauté. Chez elle tout est naturel, instinctif, elle sème patiemment ses petites graines chimériques en portant sur le monde un regard à la fois embrasé et innocent. Ce regard est assez touchant, il est celui de l’enfance, souvent elle le peint à la manière des artistes dits « singuliers » ou dans les turbulences de « l’art brut ». Je voudrais « peindre les mots » nous dit-elle, ainsi joue-t-elle avec les nuances mêlées de sa palette. Conclusion, pour Véronique Lévy Scheimann peinture et poésie lui donnent les moyens de prendre son envol pour des « lieux vêtus de bleu. »  

    Michel Bénard.

    Parutions/Recensions*5 

    Parutions/Recensions*14Sylviane Blineau – « Si la nuit... » Recension.

    Editions les Poètes français -  2021 –

    Format 15x21  

     L’auteure Sylviane Blineau poursuit avec régularité son cheminement en terre de poésie où nous croisons de singulières images aux signifiantes métaphores. Au travers de son dernier recueil, cette dernière nous offre une poésie qui s’avance à pas de velours un peu à la manière du chat pour prendre possession de l’espace. Ici un grand silence bleu, la lumière nous vient de la nuit. Afin de mieux nous transporter, les textes se veulent irrémédiablement libres, l’entrave n’est pas de mise. Voici une écriture qui nous impose sa forme, ses nuances, enveloppée d’un certain mystère. Cette poésie porte un petit parfum d’hermétisme. Sylviane Blineau nous suggère une errance dans les mystères de la nuit. Dans des cadences brisées, des degrés irréguliers, notre poétesse part en quête d’une lumière dans la nuit, sorte de note d’espérance qu’elle découvre au petit matin. Poème à énigmes où le temps passe sans concession. Les vocables riches et inusités déroutent parfois le lecteur en le plongeant dans une espèce d’obscurité. Parfois nous avons cette impression de nous embarquer sur une arche égarée dans la ténèbre. La nuit est le fil d’argent de ce recueil, rien ne lui échappe, elle veille en maitresse du mystère dans l’espérance d’y croiser le « nombre d’or.» Sans nul doute Sylviane Blineau a besoin de rêve, en conservant les couleurs des encres de l’enfance au bout de ses doigts pour colorer sa nuit. Ah ! « Si la nuit... »« Quelque part, il me semble, une étoile m’est destinée. »

    Michel Bénard.     

    Parutions/Recensions*5

     

    Parutions/Recensions*14Recension : Salvatore Gucciardo « L’aube de cristal »
    Editions les Poètes français – 2021 –
    Préface Elisabeta Bogatan – Postface Michel Bénard.
    Format 15x21 – Nombre de pages 61 -

    Les plus grands spécialistes de l’art visionnaire, de la démonologie ne s’y trompèrent pas, tous reconnurent très vite en Salvatore Gucciardo un artiste habité par les plus hautes inspirations et interprétations des univers parallèles. L’ensemble de l’œuvre contenant une telle densité d’expression symbolique, je ne me concentrerai succinctement que sur le dernier recueil en prose poétique que nous propose Salvatore Gucciardo « L’aube de cristal ». Le peintre-poète se confond à cette grande éclosion, à cette folle germination, à ce souffle d’énergie universelle, à l’alchimie éternelle. Salvatore Gucciardo est une sorte de pèlerin qui plonge dans le vaste théâtre de l’existence et qui ne rêve que d’une belle harmonie humaine, sorte d’idéalisation de la pensée des Lumières. Salvatore Gucciardo ne se cantonne pas dans les religions ni les dogmatismes, non, son regard porte plus haut, chez lui les espaces de la création sont libres, l’imaginaire médiumnique prédomine L’image de « Dieu » est bien souvent faussée, détournée, désacralisée. Salvatore Gucciardo est un pionnier, il s’engage toujours sur des voies inconnues, vierges des souillures humaines, il cherche le grand arbre mystique ou alchimique, il se nourrit à ses racines symboliques. Il est l’Architecte, bâtisseur, poète, artiste, protecteur et bienfaiteur, l’homme sage porteur de lumière « Porte-drapeaux de tous les peuples » luttant contre l’obscurantisme et ses déviances.


    Michel Bénard

     Parutions/Recensions*5

     

     

     

     

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