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    Parutions/Recensions*3*

    Par Michel Bénard

     

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    Parutions/Recensions*3*

     

     

     

     

     

     

    Parutions/Recensions*3*

     

    De monde en monde ‘au gré de l’astrolabe’ pour rencontrer l’Autre.
    Michel Bénard et sa recherche de l’universel

    L'art ne reproduit pas le visible ;
    il le rend visible.
    Paul Klee

    Préfacé par Barnabé Laye et introduit par une calligraphie sur la couverture de Ghani Alani, Au gré de l’astrolabe de Michel Bénard (Paris, Éditions les Poètes Français, 2015, 118 p.) est divisé en deux parties : Terra Incognita et Terra Africa.
    Dans ce très passionnant recueil de poèmes, Bénard part, par le biais de son je-lyrique, au gré de l’astrolabe. Il traverse les monts et les vaux, la terre et la mer pour rencontrer l’Autre. Et, en voyageant il s’entrelace à l’Autre jusqu’à devenir autre-que-celui-du-départ. La recherche de l’Autre coïncide, en effet, avec la tentative de parvenir à l’harmonisation, voire à l’unité de l’humain avec l’universel.
    Pourquoi parcourt-il ce chemin au gré de l’astrolabe ? Instrument désuet, l’astrolabe implique à la fois le choix d’un retour en arrière ainsi que le désir d’un rythme plus lent, hors contexte, si ce n’est anachronique. Le fait de se servir d’un astrolabe permet d’une certaine façon de tenir le globe du monde dans sa main et donc d’établir un contact complet avec tout ce qui est Autre. Au fil du recueil, l’astrolabe apparaît tel un outil permettant le trait d’union entre les deux « Terres » : la Terra Incognita du territoire inexploré et la Terra Africa des vastes espaces au sud du Sahara (le Congo, les Grands Lacs, le fleuve Zambèze et le fleuve Limpopo). Ces deux « Terres » entrent en fusion, en une osmose intime et chaleureuse, et s’accompagnent d’autres espaces, réels et imaginaires, passés et présents : ce qui crée une passerelle entre l’Orient et l’Occident, la réalité et la fiction, l’histoire et l’actualité. Aussi l’astrolabe devient-il un instrument de voyage et de rêve, porteur de lumière et d’espérance, qui favorise la connaissance de l’Autre au sens le plus vaste : des civilisations perdues et contemporaines, des terres inconnues, des contrées ensoleillées, des plages coralliennes, des îles lointaines, etc. Autant physique que mental, ce voyage effectué au gré de l’astrolabe vers d’autres horizons subsume le ‘voyage’ de l’homme à la ‘découverte’ de la femme (« L’Afrique est une femme » p. 77) ainsi que le chemin qui mène à l’amour le cœur amoureux :

    Alors, dans la rousse spirale
    D’une mèche de vos cheveux
    J’ai posé mon astrolabe (p. 33)

    En toi, j’ai défloré une « Terra Incognita »
    […]
    En toi, j’ai fertilisé une terre inconnue,
    En respirant ton sang
    J’ai repris goût à la vie. (p. 20)

    Cet élancement est une faim d’infini et une soif d’absolu :

    Boire les sèves de la femme désirée
    Toute parfumée de fleurs de Tiaré,
    Parcourir l’ovale de son ventre
    En s’abreuvant de ses seins,
    Avoir cette impression d’extase
    D’être aux sources du ciel
    Au cœur d’une île idyllique. (p. 25)

    En anhélant à la femme comme un voyageur en « quête de l’ultime astre orange » (p. 25), et en rêvant d’enivrantes extases, l’homme atteint une harmonisation avec la nature. Il devient un tout-qui-se-tient avec le macrocosme, comme en témoigne le fait que le je-lyrique assume un langage aux traits universels (c’est pourquoi le lexique utilisé en référence à lui-même ainsi qu’à l’homme et à la femme en général se rapporte souvent à celui des astres et du cosmos) :

    Lorsque je prends votre main
    Pour la serrer dans la mienne,
    Je touche à la musique de votre cœur,
    Je ferme les yeux pour mieux cerner vos secrets,
    Lorsque sous la magie de l’amour
    Votre corps se met en habit de lumière,
    Laissez-moi-vous déposer sur un croissant de lune,
    Laissez-moi-vous écrire le livre
    Que l’on ne peut lire qu’à deux.
    Lorsque je pense à vos paysages,
    J’entends les pulsions du monde
    Qui battent aux quatre points cardinaux,
    Enfin vous voilà devant moi,
    Rayonnante et belle
    Comme une icône d’Orient. (p. 29)

    La rencontre homme-femme est envisageable tout au long de ces poèmes comme une recherche de l’Autre, une ouverture à l’Autre et un retour pour l’homme à la source originelle : la femme étant l’être où l’homme se forme et d’où l’homme naît… Par conséquent, l’union homme-femme n’est que l’emblème d’un processus générateur de vie, et, en tant que principe vital, elle est prélude à l’espoir.
    La femme accouche l’homme et ce lien si étroit fait d’elle une image tutélaire, au point qu’elle apparaît comme une sorte de refuge pour l’homme :

    Lorsque la mer dépose
    Sur tes seins enfiévrés
    Ses cristaux de sel,
    Dans le silence
    Bleu de la nuit,
    Je rejoins la confrérie
    Des passeurs de rêves. (p. 43)

    Vers après vers, ce recueil suggère des figures féminines qui ont parfois les traits d’une femme ange / mère (« les femmes y nourrissaient de miel et de lait / les enfants de la tradition » p. 24) et souvent ceux de femme-amante : « la photo d’une indigène aux seins nus » (p. 20), au visage « beau comme une fleur sauvage / exhalant les parfums subtils / de ses essences enivrantes » (p. 23).
    Assimilée à la vie et à l’amour, la femme assume une fonction salvatrice pour l’homme parce qu’elle permet le dépassement de la solitude et du mal :

    Femme noire, femme blanche,
    Femme comme une source
    Sous l’écume soyeuse d’une vague bleue,
    Femme dansant au cœur du désert,
    Pour célébrer la vie.
    Femme où es-tu ?
    Femme que fais-tu ?
    Femme où vas-tu ?
    J’ai vu le ciel s’éclaircir et ton visage s’incliner,
    Tout en dispensant l’amour et la paix. (p. 61)


    Femmes d’Afrique,
    Femmes d’Asie,
    Femmes d’Arabie,
    Femmes d’Occident,
    Plurielles singularités,
    Surprenantes et imprévues
    Comme une pluie tropicale
    Sourires radieux et visages nouveaux,
    Jeunes patries de la beauté,
    Regards féconds,
    Matrices métissées de l’humanité,
    La destinée de l’homme
    Est votre bien,
    Elle vous appartient
    Préservez-en le lien !
    Seule espérance porteuse
    D’une nouvelle lumière crépusculaire. (p. 86)

    En voyageant d’un lieu à l’autre à travers des territoires inexplorés, symboles de ce qui est désirable et attirant, le je-lyrique contemple le soleil et l’océan, il admire les danses, les cérémonies, les liturgies tribales, il écoute les chants et les sons de la flûte, du luth, du violoncelle, de la lyre, et il goûte les odeurs d’algues et d’encens ainsi que les parfums d’herbes fraîches, d’orangers, d’eucalyptus et de jasmins. De ce fait, au fur et à mesure, il compose « le portrait de la femme ‘‘idéale’’ » (p. 93) et il trace un amour passionnel, charnel et spirituel qui chante les arcanes de l’existence, la nécessité de la rencontre je-tu, et la correspondance-incorporation terre ↔ femme, toutes deux étant matrices de vie :

    Sous le mystère d’une nuit tropicale
    Nous nous sommes aimés sur les mousses
    D’un vieux faré abandonné. (p. 25)

    Les portes de l’invisible
    S’ouvrent au point ultime où la passion
    Cède sa place aux plus folles passions. (p. 64)

    Des passeurs de lumière.
    Tous les deux réunis
    Sur un paysage flottant
    Jusqu’à l’infini des brumes,
    Nous irons glaner les épis
    D’une complicité frissonnant
    Au diapason d’un amour
    Tout imprégné des sèves
    De la terre qui germent
    Aux ventres des femmes. (p. 73)

    Source et souche de vie, la femme apparaît dans tous ces vers comme le plus bel être au monde. Et pourtant, suggèrent quelques vers, il faut se mettre en garde contre un danger qui guette : car parfois il suffit « du rappel de la promesse d’un sein, / pour perdre à jamais / le sens du chemin » (p. 48). S’embarquer… au gré de l’astrolabe… signifie donc laisser migrer les rêves en liberté mais en s’orientant toujours à la boussole. La rencontre de l’Autre – destination principale et but primaire pour le je-lyrique – s’insère, en effet, à l’intérieur d’un parcours qui, loin d’être ‘dérèglement de tous les sens’, s’effectue le long d’un chemin qui croise la sagesse, comme en témoignent les occurrences (sous leurs diverses morphologies) de ce mot : « sage humilité » (p. 42), « la parole des sages » (p. 62), « l’homme sage » (p. 75), « sages paroles » (p. 81), « sagesse » (p. 104).
    Le voyage poétique suggéré dans ce recueil se veut, d’ailleurs, un voyage de l’âme à la recherche d’une « silencieuse symphonie d’amour universel » (p. 23). Seul cet état d’âme permet une mise en communion avec le monde environnant et confère un sens de l’assouvissement propre à saisir la vie dans toute sa force :

    Les pêcheurs de rêves et d’utopie
    Lancent vers l’azur marin
    Leurs filets d’étoiles et de lunes,
    Avec pour espoir ultime
    Celui de reconduite
    Une pêche miraculeuse. (p. 95)

    Par cet ouvrage, convaincu que le poème est « transmission, partage » (p. 104 » qui « s’envole avec les oiseaux migrateurs / pour pérenniser la mémoire d’un peuple, / en drapant les hommes / de sagesse et de bonté » (p. 104), Bénard vise à ‘bâtir’ un « temple où les déclinations / Du Verbe Amour prendraient / Soudain toutes leurs nuances » (p. 109). Cela afin d’« ériger une maison / à mesure d’homme » (p. 112) et de fuir « les temples / destinés aux mensonges » (p. 112).
    Riche en adjectifs, couleurs, souvenirs, émotions et joies enfantines, la poésie de Bénard relève d’une âme très sensible capable de saisir à la fois ce qui demeure et ce qui fuit. Artiste extraordinaire, il donne à voir et à écouter ce dont il est question dans ses poèmes, car sa poésie est une vibration de l’âme. De par son talent inné relevant de sa veine artistique, Bénard parvient à rendre concrètes les images sous-tendues à ses vers et à créer un va-et-vient continuel entre Poésie et Peinture :

    Lorsque du bout des doigts
    Je donne naissance à tes sourires,
    Et te contemple de chair et d’âme,
    Avec cette étincelle que portent
    Au fond des yeux les enfants de l’amour,
    Au cœur de nos hiéroglyphiques errances,
    Je maroufle ton image égyptienne
    Sur l’opacité nocturne,
    Je veille sur ton sommeil
    Estompant les ombres
    Qui te drapent pour y incruster
    Quelques arches de lumière,
    Enluminant ton corps de clairs-obscurs.
    Scribe d’icônes,
    De la pointe de mon calame,
    Je te calligraphie
    Le premier poème du jour. (p. 22)

    En considérant le poète comme un « enfant de l’imaginaire » (p. 17) et comme un « semeur de mots qui rêve à la récolte de la beauté et de l’amour éternel » (p. 17), dans ses vers, il navigue entre étonnement et innocence et pratique un cheminement intérieur pour entrer en communion avec l’Autre. Dans le sillon d’Arthur Rimbaud et de son bateau ivre (p. 19), il parcourt des espaces de silence, il côtoie l’indicible et offre ses voyelles afin qu’elles puissent constituer de « nouvelles symphonies » (p. 19).
    L’art pour Bénard est un souffle expressif libérateur, un geste créateur spontané, une respiration salvatrice qui transmet harmonie et équilibre via l’universel. Pour lui, le fait d’écrire des poèmes est non seulement une passion mais surtout un besoin. Il écrit ses poèmes en tout lieu où il se trouve et les envoie par mél à ses amis pour le plaisir du partage. D’ailleurs pour lui la poésie et l’Art en général relèvent de l’échange : ils sont le langage de la musique intérieure qui émerge des couches les plus intimes du moi pour établir un contact avec l’Autre, afin, au moins, de lui communiquer un petit quelque chose qui n’est pas rien.
    Peintre, critique d’art, poète de renommée internationale récompensé par de nombreux prix, lauréat de l’Académie française et Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres, Bénard conduit par ses œuvres dans les espaces profonds de l’âme : dans les terres du rêve, de l’imagination, de la réflexion, de l’espoir et de l’amour. Ses mots et ses couleurs si chaudes, si brillantes et si lumineuses transportent ailleurs : vers un ailleurs gisant presque toujours dans les cavités du moi.
    Convaincu que l’Art donne à l’homme l’accès à sa métamorphose, il se déplace de sa dimension contingente embarqué au fil de la parole et de la couleur (première parmi toutes : la couleur bleue) ; et, en accédant à une élévation de l’âme atemporelle et transpersonnelle, il vit l’enchantement de l’Art… et il invite à rechercher ce lien avec l’universel : autrement dit, à (re)prendre goût à la vie et à la vivre avec une pétillante joie enfantine.

    Marcella Leopizzi

     Parutions/Recensions*3*

     

     

     

    Recension : Giovanni Dotoli
    Recueil : « Dialogue avec Assia Djebar. »

    Décidément Giovanni Dotoli cultive à la perfection l’art de nous subjuguer, tant son œuvre livresque prend de l’ampleur dans les domaines les plus insolites. Les analyses, les arts, les réflexions, les études, les anthologies, une véritable somme d’éclectisme. Avertis pourtant que nous sommes, il nous surprend toujours et sensibilise notre curiosité. Ainsi avec sa dernière progéniture littéraire, nous le retrouvons au bord de la Méditerranée où dans les couloirs de l’Académie française à dialoguer de manière complice avec une éminente Dame de la littérature, reconnue comme l’une des grandes voix féminine franco-algérienne, élue dans la grande maison en 2005 au fauteuil no5 de Georges Vedel. Seule face à ses pairs, Assia Djebar rentra à l’Académie française en évoquant en introduction Jean Cocteau dont elle respectera toujours le précepte : « A ne pas s’endimancher enParutions/Recensions*3* paroles. » Dans le temps ses diverses interventions et son fort tempérament le prouvèrent. Au-delà de la douleur, des épreuves, des silences de la mémoire, Giovanni Dotoli amorce avec elle un remarquable dialogue reposant sur l’amitié, la confidence, la fraternité et la confiance réciproque. AD- « Oh ! Oui Giovanni, cela me rend ouverte, souriante, et le cœur plein de joie. »
    L’expérience de cet exercice n’est pas nouvelle pour Giovanni Dotoli qui a déjà commis un ouvrage plus général dans cet esprit : Dialogues imaginaires avec mes poètes ou de la critique vivante du Moyen-âge au XXIe siècle. Oui, Giovanni Dotoli et Assia Djebar nous proposent un brillant dialogue, le passé, le présent, la vie, la mort, les pluralités, les envolées lumineuses du langage, le miracle poétique, le combat permanent des femmes pour la liberté, l’égalité, l’absolue reconnaissance de son identité et de son statut, plus encore aujourd’hui ou ses valeurs sont de nouveaux très menacées par les dogmatique réductrices et aliénantes promulguées par un réveil fondamentaliste obscur autant qu’archaïque. Ce dialogue révèle l’importance, le poids et le miracle des cultures plurielles, véritables passerelle au-dessus du monde et dans le cas présent plus particulièrement de la Méditerranée.
    Il élève la voix et la voie de cette grande figure de proue qu’était Assia Djebar, dans son engagement opiniâtre et son verbe incisif.
    Ce livre : « Dialogue avec Assia Djebar », croyez-moi, ne tardera pas à avoir des échos sous la coupole et bien au-delà, parce qu’il parle simple et vrai.
    Merci à Giovanni Dotoli d’avoir retenu pour cet ouvrage pertinent les : « Editions les poètes français. ». Nous en sommes fiers.
    Quelle plus belle référence et marque de confiance pouvions nous espérer ?

    Parutions/Recensions*3*


    Recension : Gisèle Gall. * 
    Recueil : Ce rien au bout du Verbe bleu.

     AmParutions/Recensions*3*  fidèle à la beauté subtile, la poésie de Gisèle Gall recèle quelques nuances ésotériques où vibrent certaines résonnances philosophiques, qui nous convient à une réflexion entre passé et devenir, entre Être et paraître. Elle ose et espère un réveil en allant vers l’Essentiel. Elle n’a de désir que celui d’abolir les murs, pour ériger des ponts bleus qui relieraient tous les humanistes de bon sens et de belle volonté, afin de saupoudrer sur le monde des mânes d’Amour et de Paix.

    « Quand l’Amour pose sur vous les yeux
    Alors, le Ciel
    Et toujours aussi bleu... »

    Il nous arrive parfois au cours de la lecture, de nous sentir mêlés à un univers transparent et délicat comme une porcelaine. Lorsque le monde devient trop gris, trop morose, alors Gisèle Gall se munit de sa palette de vent et remet un peu de bleu sur les craquelures du temps et des blessures.

    « Bleu des tout premiers mots
                                                           De l’enfant émerveillé
                                                           Devant un arc en ciel... »

    De très belles images égrènent leur semence en ce recueil.

    Parutions/Recensions*3*

     

     

     

     

     


    Recension : Nicole Dubromer. * 
    Recueil : « Venus d’ailleurs. » 

    Ce nouvel oParutions/Recensions*3*uvrage : « Venus d’ailleurs » de Nicole Dubromer est ce reflet d’une belle âme et d’un ample cœur. Ces pages qu’elle nous offre sont de remarquables supports à une pensée et à des gestes sociaux, humains tout naturellement.
    Nicole Dubromer porte en elle cette volonté de tenter, au mieux de ses modestes moyens d’apporter un peu de réconfort au monde des exclus, l’intention certes peut paraître utopique, mais le principe est noble, l’engagement salvateur ouvrant quelques portes sur le bonheur. Pour cela la meilleure arme que notre amie possède est la poésie qu’elle partage avec joie et sans réserve.
    Cette dernière, voit en la poésie un moyen d’ouvrir les bras, de cultiver la tolérance et de rapprocher les différences par la simple notion du vrai qui déverrouille les entraves du cœur.
    L’occident serait-il devenu si froid, si distant, si égoïste à ce point de demeurer insensible au drame du monde ? Non ! Je ne le pense pas et Nicole Dubromer une voix parmi des milliers nous démontre le contraire. L’espérance est au bout des ghettos, du bitume, loin d’une barbarie renaissante, avec cette perspective d’enfin :

    « Apercevoir la mer, faire un trou dans le ciel. »

    Nicole Dubromer me confia un jour : « Qu’elle avait besoin de se replier dans sa coquille pour écouter les chants de la mer et continuer à chercher les mots qui flottent sur l’écume des vagues là où le ciel et la mer se confondent. » A ce titre je l’invite à prolonger son geste poétique en ce sens, car même si un seul naufragé de la vie peut-être sauvé par ses poèmes jetés à la mer et au ciel, la partie humaine est gagnée. La forme d’écriture de Nicole Dubromer se voudrait régulière, voire classique, mais en fait l’auteure saisit mieux l’intensité de la vie lorsqu’elle se libère en se résumant à l’essentiel.
    Il arrive souvent à un texte trop long de se diluer au risque d’y perdre sa substance.

    La nuit dans les cafés ont :

    « Une atmosphère sinistre.../...
    Contrastée de rouge sang et rouge foncé.../... »

    Nous y côtoyons un certain misérabilisme, un destin sans retour entre un verre vide et un verre plein. Nous y croisons des destins à la Van Gogh aux cieux plombés et blés foulés. Nicole Dubromer avance en équilibre sur ce fil tendu, cette ligne de démarcation là où frustration et émotion règnent.
    Cependant notre partisane est toujours en quête d’un air de fête et d’une petite chanson qui s’infiltrent par la fenêtre, qu’elle partage avec tous ceux qu’elle croise sur son chemin de l’exil, tous ceux « Venus d’ailleurs. »
    Elle voudrait bien par son beau rêve réduire la vie au seul souffle de l’amour !

    Michel Bénard.

     Parutions/Recensions*3*

     


    Recension : « Les chemins étoilés. »  
    Auteur : Jean-Charles Dorge.

    Heureuse dualité ! Jean-Charles Dorge voit en la poésie un bonheur créatif et à la fois une quête spirituelle englobant un esprit d’humanisme visant à dépasser voire à estomper les dogmatiques réductrices.
    C’est Parutions/Recensions*3* cette musique intime et ténue que l’on perçoit dans : « Les chemins étoilés. »
    La poésie offre à l’homme un moyen de se surpasser, ainsi que de côtoyer une forme de transcendance extatique latente, jeux mystérieux de l’inspiration.
    La poésie est une forme d’élévation d’un monde brut et réel pour converger vers l’onirisme d’un univers visionnaire.

    « Par la flamme, accédant au céleste univers
    D’un amoureux baiser que j’aurais découvert,
    Ma mémoire chavire encore à ce doux rêve. »

    Ici le poète anticipe l’actualité, il s’offre à la terre, à la mer, au cosmos, c’est là dans ce vaste champ d’investigation qu’il façonne les accessoires de la paix, les outils de la concorde.
    Par la poésie l’homme aspire à grandir, à s’élever vers une pensée plus lumineuse, une noble façon de lutter contre les régressions et obscurantismes actuels où l’on tire plutôt vers le bas au lieu que de vouloir élever les esprits, ce qui apporterait sans aucun doute quelques réponses et solutions aux drames de nos sociétés contemporaines devenant de plus en plus touchées de cécité.

    « Un monde sans âme ira sans réfléchir,
    Dans la nuit terrestre un combat se prépare. »

    C’est pourquoi il faudrait passer par : « Les chemins étoilés. » de Jean-Charles Dorge pour nous imprégner d’un peu plus de lumière.
    C’est aussi une école d’humilité où notre auteur se veut résolument positif, souhaitant ainsi par l’acte poétique restituer un peu de hauteur et de dignité à l’homme.
    Le poète oriente son œuvre dans le sens d’un nouveau chemin, de la projection d’un nouvel édifice, d’un lendemain conscient qu’il est cependant d’une fragilité de phalène.
    Telle est la fonction du poète, celle d’un militant au service de l’humanité, sans drapeaux, sans discriminations, sans castes, sans religions surtout source de tant d’incompréhensions et ne développant le plus souvent que des haines aux comportements sectaires!

    « Hommes, les éternels d’hier et de demain,
    Et vous de maintenant, résistez à la haine,
    Rallumez l’autre flamme éclairant le chemin !
    L’honneur est dans la paix : Combattez la géhenne ! »

    Par essence le poète en son utopie rêve d’une terre appartenant à tous dans l’équité et la juste répartition des biens.
    Un monde pur, propre, est-ce cela la petite étincelle divine ? N’est-il pas de nombreuses utopies qui sont devenues réalité, il suffit d’y croire et de ne surtout pas se résigner.
    Et si par le plus grand des hasards « dieu » existait, il y a fort peu de chance que vous le trouviez dans l’immensité de l’univers cosmique, mais plutôt il me semble tout simplement en votre temple intérieur, posé comme une petite lueur sur la pointe de votre cœur !

    « Ici comme là-haut ta flamme vagabonde
    Et renait en des gens bannis de la Cité !
    Je te vois éternel dans l’infini du monde. »

    Et n’oubliez pas à l’instar de Jean-Charles Dorge, que le monde du poète est celui de l’intime, il ne peut être perçu qu’en filigrane.
    L’intime est aussi indéniablement l’espace de la femme qui apparaît discrète mais incontournable en transparence entre ces pages.

    « Elle chantait d’une âme pure
    Volant plus haut que les oiseaux.
    Sa voix fusait des fins roseaux...
    C’était la fée de la nature. »

    « Ton regard vaut toute promesse
    Ardente fée en ton secret. »

    Sur les chemins de poésie de notre ami poète, nous croisons de véritables petites pépites, notes colorées et des plus délicates qui vibreront encore longtemps en vos cœurs.

    Michel Bénard.

     Parutions/Recensions*3*

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Parutions/Recensions*3*Recension : Jacques-Henri Caillaud.* 
    Recueil : La frontière et la nuit.

     Que peut-il bien y avoir derrière cette frontière et cette nuit ? Tout simplement un homme, en occurrence ici un poète qui voudrait bien croire en un éternel été.Les clins d’œil en exergue confiés à Yves Bonnefoy et à René-Guy Cadou se veulent plutôt d’ordre à nous rassurer.Autre aspect immédiatement visible de la poésie de Jacques-Henri Caillaud, elle se présente sous les formes d’expressions libres, libérées ou en prose, ces seuls ingrédients nous invitent à poursuivre notre découverte.Jacques-Henri Caillaud n’en est pas à son coup d’essai, depuis 1988 il parfait sa discipline poétique avec assiduité.

    Le poème d’introduction est déjà un cri d’amour dirigé vers le ciel, un hymne intense battant au rythme du cœur.

    « Je dirai l’arc-en-ciel des amours
    De bleu teinté aux nuages du vent.../... »

    Tout est prétexte à glorifier l’amour, la nature, la lumière, la musique.
    Dans l’éblouissement d’un premier matin d’automne adolescent tout se veut sensuelle tendresse.
    Judicieusement suggéré, rarement dévoilé le parfum de la femme est omniprésent.

    « Je t’imaginais
    En belle au bois dormant
    M’entourant de tendresse berceuse. »

    C’est ici une sorte d’album souvenir que l’on ne veut pas refermer et dont on fredonne le refrain pour défier la fuite du temps. Se rêver immortel dans le vent.
    Nous voici un peu à la recherche d’un temps perdu que l’on prolonge dans les embrasements fulgurants d’un soleil déclinant.

    « Une lumière prolongeât mes jours perdus.

    Les textes parsemés de riches images se gravent en notre mémoire et nous tiennent en haleine.
    Jacques-Henri Caillaud se met en observance de vie, il se fait guetteur de lumières nouvelles.
    Par la poésie il tente d’illuminer les nuits de solitude, de questionnement, sa manière à lui de déjouer autant que puisse l’ironie de la destinée.
    Ces poèmes de la dissolution progressive sont lucides, clairs, émouvants, mais absolument porteur d’un nouvel espoir en l’éternité aux révélations plurielles et tangibles.


    Michel Bénard.

    Parutions/Recensions*3*

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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