• Parutions/Recensions*8

     

     

     

    Parutions/Recensions*5

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    8

    Dernières parutions de nos membres parmi de très nombreuses parutions à nos Éditions

    (recueils avec recensions*8)

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    Parutions de nos membres*2*RC

     

     

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    Parutions/Recensions*7

    par MICHEL  BENARD

    poeta honoris causa

     

    Parutions de nos membres

     

    Parutions/Recensions*6

     Parutions/Recensions*5

     

    RParutions/Recensions*8ecension : Jean Dornac «  Grains de vie » Editions les Poètes français. Recueil de 67 pages format 15x21 – 2017.

     Ce recueil «  Grains de vie » repose sur les pilotis de l’absence, au dessus du vide du temps qui s’efface. 

    Jean Dornac n’interprète pas, il constate, il observe, cette fragile et fuyante linéarité de la vie !
    Poésie fraternelle tendue vers l’autre et tentant de saupoudrer un peu de douceur.
    Sagesse émotionnelle ! La parole d’une grand-mère peut rester gravée à vie aux parois du cœur
    Jean Dornac ne cherche pas à nous jeter de la poudre aux yeux, à nous épater, à nous surprendre, non, il se contente des choses usuelles, de celles que nous connaissons tous, mais que nous vivons sur divers degrés en fonction de nos différences.
    Jean Dornac aime son pays, il le chante, il le dit, mais son pays n’est pas celui des guerres, des intrigues, ni des pouvoirs dominants.
    Non ! Son pays est celui de Molière, celui des Lumières, sans oublier celui de Victor Hugo son référent.
    Son pays à lui ne se nourrit pas d’illusion, ni de faux fuyant, son pays à lui est celui des arts et de la poésie, vivier unique où se nourrit l’espérance.
    Ses poèmes n’existent que par les gestes de la tradition, comme celui de la croix tracée avec la pointe d’une lame de couteau à l’envers du pain. Signes instinctifs et rassurants.
    Laisser l’art nous éblouir et nous guérir par la seule magie de la beauté d’une pensée.

     

    Parutions/Recensions*5

     

    Parutions/Recensions*8Recension : Nicole Portay Bezombes – «  Entre rêve et réalité, le reflet du silence. » 81 pages Format 15x21 – 2018.

    Il nous faut en convenir notre poétesse Nicole Portay Bezombes avance à pas réguliers et confiants sur son chemin de poésie
    Aujourd’hui elle nous présente un nouvel ouvrage « Entre rêve et réalité, le reflet du silence » qui prélude d’emblée le renouveau, la perspective d’une métamorphose, d’une avancée vers l’inconnu où en chaque texte se profile une espérance.

    « Bâton d’espérance à la hampe d’olivier. »

    Le souffle poétique se révèle délicat, les images se veulent germinations et notre poétesse se fait semeuse et glaneuse des fragilités de l’amour.
    Elle cultive son jardin en prenant soin de laisser des terres en jachère, en vue de quelques prochaines récoltes prospères. Le rêve prédomine jusqu’à devenir irréel ou surréel en nous transportant dans les arcanes de l’imaginaire. Il se présente à nous comme une sorte de reflet informel sur le miroir de l’âme ou parfois celui d’un cœur toujours à l’écoute du monde. Notre poétesse prend soin de sa poésie, elle la festonne, l’ourle, la brode à petites notes précieuses et lumineuses. Le geste de poésie permet à Nicole Portay Bezombes de lisser un peu les déchirures de l’existence. Le verbe, dominé, lui permet de mieux orchestrer le rythme de la vie.
    Couleur, musique et poésie se mêlent sur la palette de ce recueil. Elle aborde le thème de l’amour avec beaucoup de pudeur et de délicatesse, elle avance dans l’indicible, dans le souffle suspendu d’un désir retenu et auréolé des délicats parfums du mystère. Forte de son expérience de vie, aujourd’hui notre poétesse demeure attentive aux moindres petits signes, au silence qui s’ouvre sur l’espérance d’amour en offrande, au voile diaphane que révèle son verbe.

    Parutions/Recensions*5

     

    Parutions/Recensions*8Recension : Jean-Charles DORGE « Harmonies voilées » éditions des Poètes français. 2017. 68 pages – format 15x21 – Préface Lucette Moreau – 4 ème de couverture René Le Bars. Illustrations Edith Cohen-Gewerc et Anne-Marie Weyers.

    Une préface de Lucette Moreau est un référent qui ne peut que nous mettre en confiance sur la teneur du dernier ouvrage édité de Jean-Charles Dorge. Oublions donc la forme et ses arcanes pour mieux nous imprégner du fond, de la substance révélatrice… Par ses « Harmonies voilées », titre prémonitoire ou non révélé, Jean-Charles Dorge repart à la conquête de l’amour ou plutôt de son symbole au terme de quelques chaos et désillusions.
    Mais nous en avons conscience, la vie comme l’amour sont fragiles, volatiles, fugitifs.
    Notre poète tente ici d’en effleurer l’absence, de fixer le mirage. L’amour est un droit universel pour tous, même aux « défroqués » dont Jean-Charles Dorge se fait le porte voix. Le blasphème est si facile lorsque « dieu » devient une erreur. Jean-Charles Dorge nous conduit sur le fil ténu de la nostalgie, des regrets aussi, tant de rendez-vous manqués, d’illusions disparues, d’amours tronquées. Alors pourquoi ne pas prendre une guitare pour conjurer le désespoir par un chant aux rythmes ponctués de nostalgie. Belle manière également de conjurer la mort, que de la défier ! Un souffle de brume nous enveloppe, les promesses s’envolent comme de légers et jolis cercles de fumée. Ce recueil contient une réelle densité où sont arrimées de profondes racines. Parfois la Dame à la faux se profile, évitons de tomber dans ses séductions trompeuses, ne succombons pas à ses beaux seins d’or, partons plutôt avec le poète nous adonner à de joyeuses bacchanales.  Il est important de souligner la proximité de deux talentueuses artistes en ce recueil, je cite Edith Cohen-Gewerc et Anne-Marie Weyers, ce n’est pas un hasard si l’une et l’autre sont des plasticiennes symbolistes, car entre ces lignes, le symbole de la dualité et de l’expérience est omniprésent. Un ouvrage qui porte à la réflexion sur l’existence et constate la médiocrité des hommes.
    Ce n’est pas anodin si Jean-Charles Dorge use du haïku qui est une façon concise de s’exprimer pour celui ayant supporté le poids des épreuves et de l’insignifiance humaine, car il se doit de synthétiser afin de se renforcer. :
    Le repli se fait indispensable, l’isolement devient nécessaire, il ne reste alors que la cache possible : « Je m’en vais en leur cache. »
    Etrange ! J’ai abordé le poème « Le ciel » en écoutant le Stabat Mater de Rossini, ne faudrait-il pas y percevoir un signe ?
    Le poète s’insurge contre les iconoclastes barbares et ignorants, violant leur mémoire.
    Le poète ici laisse en suspension une note d’espérance car dans sa conclusion il nous quitte sur un futur à repeindre. Puisse-t-il être entendu !

     

    Parutions/Recensions*5

     

    Parutions/Recensions*8Recension : Apolline Marée – Echappée sentimentale – Editions les Poètes français 
    Format 15x21 – 83 pages –

    La seule introduction donne le ton, l’ouvrage est fondé sur l’expérience, l’intime, l’altérité et l’empathie avec le monde. Au fil de ce recueil « Echappée sentimentale » d’Apolline Marée un bel hommage est rendu aux grands ainés, Cheng, Zweig, Eluard, Char, Pessoa etc. Une façon sans doute de mieux arrimer son intention poétique, par de stables et solides références.
    Le besoin est grand ici de s’associer au monde, une nécessité de se rendre agréable et utile par la force du verbe exprimé.
    La poésie serait-elle un cri de souffrance ou d’espérance ? Apolline Marée place en dualité, amour et absence, paradis et élégie. Cependant l’amour est bien la clé de tous les possibles où un souffle d’incertitude plane bien présent par l’ « aporie. »
    L’amour est porteur d’un étrange appel. La lecture de cette poésie, parfois un peu didactique, est très agréable car Apolline Marée sait développer l’imaginaire et use de belles images évocatrices, avec comme un palimpseste, une superposition de signes, de traces et de savoir. J’aime cette image du palimpseste, de la calligraphie, de la superposition des signes, révélant les empreintes du passé et de ma mémoire de l’humanité. Décryptage ! Apolline Marée se veut libre de toute contrainte, libre comme l’air, libre comme sa poésie qui est un hymne à la vie et au monde en sa spiritualité et intemporalité.
    Une sensualité voilée émane de cette poésie, sorte de présence charnelle presque innomée.
    Apolline Marée part souvent en quête d’un absolu, d’un idéal. Utopie ? Non, conviction !
    Cet ouvrage comme un herbier recèle de nobles spécimens sentimentaux, d’émouvantes images à fleur de poésie. Vibrations, frémissements, sensibilité.
    Poésie profonde en réflexion où l’ésotérisme fait une discrète apparition.
    Une suggestion peut-être ? Se méfier de vouloir trop dire, la longueur des textes risquant de diluer l’intensité de la poésie. Ce qui n’est pas le but. Le verbe doit régner et briller de tous ses éclats.

    Parutions/Recensions*5

     

     

     

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