• Parutions/Recensions*6

     

     

     

    Parutions/Recensions*5

    Parutions/Recensions*5

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    Dernières parutions de nos membres parmi de très nombreuses parutions à nos Éditions

    (recueils avec recensions*6)

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    Parutions de nos membres*2*RC

     

     

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    Parutions/Recensions*6

    par KATIA  KALOUN

     

    Parutions de nos membres

     

     

    Parutions/Recensions*6Hymne à l’âge d’or, May Duhameaux-Lefresne

    Cet hymne sublime est chanté par une âme au crépuscule d’une vie. Ce recueil profondément autobiographique empoigne le lecteur dès les premiers vers : portrait de vie d’une femme se rêvant fleur, bourgeon oppressé dans un monde accablant. Le néant, omniprésent, côtoie sinueusement l’infini, la destruction caresse constamment l’acte créateur du poète. Aux accès rêches et abrupts se mêlent de délicats motifs fleuris, une douceur et un lyrisme envoûtants. La frontière est ténue entre éther du songe et magma de la matière. May se positionne également en poète engagée : jeunesse et banlieues sacrifiées, hommes robotisés par une société du culte de l’argent et de l’image... « De création en crémation », May Duhameaux-Lefresne dépose des bulles de silence, un sursis d’accalmie parmi les bombes de colère, d’injustice, d’impuissance. Du néant, la parole féconde se déploie presque en survivante. On y lit les souvenirs, les douleurs d’une fille, d’une femme, d’une sœur, les bonheurs d’une mère. La vie est dépeinte en miracle tout autant qu’en malédiction. En effet, s’élance ici un cri du cœur profondément métaphysique, subtilement lamartinien : pourquoi vivre sur cette Terre, quelle source, quel fin, quel Dieu ? Cette quête de sens, cette inquiétude, ce spectre de la mort… tout se fond dans l’alexandrin conjurateur. C’est bien par la voix du poète que jaillit cet hymne à la vie, à l’amour, à la jouissance du moment présent, quitte à ne pas comprendre.

     

     Parutions/Recensions*5

     

    Parutions/Recensions*6Les sentes du rêve,  André Pélisséro

    André Pélisséro réussit l’exploit d’être à la fois le poète du rêve et, indéniablement, celui du réel. Le motif onirique se déploie tout au long du recueil sans pourtant nous inviter à fuir le réel ; ce motif est un prétexte à l’enchantement du présent. Cette poésie engagée ancre le lecteur dans la réalité d’un monde révoltant : migrants, guerres, réfugiés, corruption… Le poète s’engage, se faisant porte-parole des sans-voix. Dans certains poèmes, se déroulent avec une plume édifiante les portraits d’hommes incarnant les plus grandes bassesses du genre humain. Pourtant, le blâme n’est jamais gratuit ; en résulte toujours une leçon de vie. André Pélisséro nous encourage à aimer cette vie, à la savourer malgré tout. La prosodie classique enveloppe un émerveillement brut qui résiste aux artifices de notre temps. Dans un constat parfois apocalyptique des dérives universelles, le poète interroge Dieu : « Mais, pourras-Tu sauver le monde ? ». Le sauver, le poète n’y prétend guère ; et pourtant. Chaque vers porte en lui une lumière bienveillante, gorgée d’espérance et de fougue, délivrant son énergie, tel un élan du cœur, au lecteur. Parce qu’il défend des valeurs humanistes de partage, d’amour et de compassion, le poète rejoint la légende hugolienne du poète-prophète, orateur privilégié de l’Univers et éclaireur de chemin. Cet amoureux de la nature, ébahi du miracle qu’est la vie, nous rend nos yeux d’enfants. C’est pour toutes ces raisons qu’André Pélisséro est un authentique « souffleur de vers » : il ne nous invite pas à voir la vie en creux, mais à la savourer pleinement.

     

    Parutions/Recensions*5 

     

    Parutions/Recensions*6

    Ce Rien au bout du Verbe bleu,   Gisèle Gall

     Le lecteur, en découvrant Ce Rien au bout du Verbe bleu, redécouvre le monde avec lequel il cohabite dans un tout nouveau rapport offert par la divine poète. Le Verbe bleu l’invite et, sans prévenir, devine son consentement puisqu’il l’entraîne, sans un bruit, mais avec force d’échos. Le vers libre nous délivre au passage des petits contes poétiques dans lesquels la nature est reine. Elle se déploie dans un éclatement délicat. Le réel nous échappe pour mieux nous revenir, cristallisé, délivré de nos filtres de perception erronés. La poésie de Gisèle Gall, c’est un rythme, un son, le Temps et l’Espace réconciliés dans leur imperfection. Les fêlures échappent au silence pour se fondre dans une nature offerte en spectacle, subjuguante. Elles pénètrent les défenses du lecteurs, se dénudent dans une humilité bouleversante. Point d’envolées lyriques, l’image frappe toujours, le vers étonne encore par sa transcendance mesurée. Rien ne déborde, tout existe pour revendiquer sa parfaite place rendue visible au monde par la poète.

    Le Bleu se dissout, s’épanouit dans la Nature ; il incarne des motifs lunaires, nocturnes… glaciaux. La chaleur n’apparaît ou n’existe que par la chaleur féconde. Les vers réchauffent et on frissonne. C’est beau, c’est fort. Parfois, l’éclatement du fond rattrape la forme et alors, on frôle le calligramme appolinairien. Le poème met en scène des acteurs conceptuels : la Lune, le Vent, la Nuit, l’Ombre, la Lumière, le Ciel… La Vie devient un poème ; le verbe est vigoureux, palpable et mène l’action. Les images se succèdent, fragments posés appelés par leurs prédécesseurs, naturellement. On assiste à la création d’une toile, impressions semées par touches dans l’espace intérieur. Ressort aussi une certaine géométrie du fond, des formes, des horizons de verticalité traversent les âges et les espaces désaturés. Ce Rien au bout du Verbe bleu est aussi un astre métaphysique, la quête de l’Infini avec l’Univers pour seul témoin. Le schéma ascensionnel part des racines et caresse les vertiges de l’au-delà. Dualité et Unité ne s’affrontent pas, elles se tiennent la main et forment un pont. Un pont car ce recueil est celui d’une poète humaniste, il est une invitation à traverser, les fossés, les différences. À surmonter l’indifférence, les exclusions. Le bleu du Verbe, c’est le salut de la liberté, la plénitude d’un vide existentiel. Ce Rien au bout du Verbe bleu est un tout puissant, subtil, transcendant.

     Parutions/Recensions*5

     

    Parutions/Recensions*6L’accroche nuages,  Eliane Hurtado

     Chaque poème est une partition savamment menée. L’accroche nuages est avant tout une succession de croches : « chaque lettre est une note ». Les messages poétiques sont d’abord délivrés en transparence, comme pour accompagner le lecteur sur les sentiers ardus du cheminement intérieur. L’accroche spirituelle est omniprésente, affirmée sans jamais être péremptoire. Le vers est pur, nuancé, dressant des tableaux d’un mysticisme émouvant. Parfois, un refrain entêtant revient et scelle l’unité du poème. Eliane Hurtado rend palpable son amour de la poésie, son amour des poètes, cet amour qu’elle porte en étendard. Ses méditations poétiques sont autant de « paillettes d’or » semées aux pieds du lecteur enchanté par cette parenthèse délicate. Le symbolisme du lien éternel liant le poète à la Nature parfaite suinte de toutes part, tout au long du recueil. Le poète est un voyant, un témoin, un portail qui englobe et restitue tous les mystères du monde, offerts en présent. 

    Eliane Hurtado livre la ville, le voyage et chaque découverte dans un écrin, bijou délicat dont le lecteur peut se parer, sans scrupules ; tout est don : « Le temps s’est arrêté dans cet espace privilégié / On reste pétrifié par ce fragment d’éternité ».  Le temps est suspendu, incontestablement. Et pourtant, la cadence effrénée de certains vers nous emporte joyeusement, jusqu’à l’ivresse, parfois. Les errances poétiques trouvent dans chaque poème une terre d’accueil, socle d’une identité en question, en devenir. L’auteure évolue entre deux rives, « entre deux vies », elle a capté l’un des secrets les mieux gardés du monde terrestre ; rien ne s’achève, tout recommence. Derrière les limbes, la vie, derrière la mort, les migrations d’une âme immortelle. L’amour trône dans ce recueil pudiquement passionné, parfaitement lyrique. Les images fulgurantes s’entrechoquent et le vers les célèbre dans un chant envoûtant. L’accroche nuages est un enchantement, l’écume d’une vérité dénudée à laquelle le lecteur peut, sereinement, se raccrocher.

     

     Parutions/Recensions*5

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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