• Parutions/Recensions 12

     

     

     

    Parutions/Recensions*5

    Parutions/Recensions*5

    12

    Dernières parutions de nos membres parmi de très nombreuses parutions à nos Éditions

    (recueils avec recensions*12)

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    Parutions/Recensions*11

    par MICHEL  BENARD

    Lauréat de l’Académie française.
    Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.
    Poeta honoris causa.

     

     

    Parutions de nos membres

     

    Parutions/Recensions*6

     Parutions/Recensions*5

     

    Parutions/Recensions 12Recension : Catherine Raphaël «  Les voies profondes »  Editions les Poètes français. 

    Préface Michel Bénard-  format 15x21- Nombre de pages 85-  

     Poète au féminin, c’est une garantie, Catherine Raphaël célèbre la délicatesse et l’élégance de la pensée qu’elle voudrait subtile et nuancée avec ce grand besoin de lui restituer des valeurs solidaires et honorables. Suite logique, le verbe « aimer » trouve entre ses lignes, un parfum, un écho, celui de replacer au cœur des hommes le cri d’espérance de la vie. 

    L’écriture, entre narration et poésie, est évocatrice, elle libère la gravité de la parole, elle écoute, interroge, cherche une réponse aux dérives de notre civilisation. Par la poésie, goûter et croire en l’ambroisie. La foi apparaît discrète, réservée, un peu en filigrane. 

    Par le poème sous forme de quête mystique, Catherine Raphaël se fond dans le « Grand Tout » pour ne plus faire qu’Un ou Une ! Parfois il y règne des parfums « assisiens, » des méandres ésotériques, une sorte de montée au carmel où plane l’ombre d’un Saint Jean de la Croix. La divinité est immanente mais jamais nommée ! Tel est le chemin qui peut vous conduire vers « Les voies profondes » qui peut-être éveilleront vos consciences. 

     Michel Bénard.

     

    Parutions/Recensions*5

    Parutions/Recensions 12Recension : Nicole Portay Bezombes – Les racines du miel- Editions les Poètes français - Préface Michel Bénard-  Illustrations – Salvatore Gucciardo- Auguste Haessler -  Larissa Noury – Denis Portay – Michel Bénard. –  

    Format : 15x21 – Nombre de pages : 85. 

    Nicole Portay manifeste un vif attachement à la nature, source du pilier central de son inspiration, car dans la vie comme en poésie, elle a conscience que rien n’existerait sans le souffle énergisant de la nature et la magie de la lumière. Tout le mystère de la création réside dans l’acte de la poésie « Poïesis ». Le monde se révèle fragile, éphémère, mais il existera toujours une graine inattendue qui fera regermer l’espérance de l’amour dans la naissance de l’aube. Le peintre a ses couleurs, le poète a ses mots comme une palette ou un orgue à parfums, ainsi Nicole Portay en possède une bien jolie gamme, tels, germer, lumière, jardinier, éternel, temple, miel, sève, humanité, miroir, essence, mémoire etc., qui reviennent régulièrement sous sa plume. Le langage de notre poétesse est riche de symboles qui posent des jalons de réflexions métaphoriques nous élevant dans un univers tapissé de multiples images ; images que je ne citerai pas, au lecteur de les découvrir en archéologue de l’imaginaire. Le poème ne livre pas si facilement ses énigmes, il se mérite. Poète certes, mais aussi femme pleinement épanouie, femme jusqu’à l’extrémité des ongles, alors le souffle silencieux, imperceptible, sournois du temps qui s’écoule dans le sablier se fait métaphore, larme de cristal jusqu’à se faire parabole, mais également plain-chant de l’élévation de l’âme. Nicole Portay nous dit : « Je veux écrire / La femme faite flamme, / Racine d’une terre nourrie de soleil et de miel / A la lumière du ciel mêlée. » 

    Michel Bénard. 

    Parutions/Recensions*5


    Parutions/Recensions 12 
    Recension : - Christiane Bozza – «  Sur le fil » 

    Illustration photographique de Sacha Bauer- Schlichtegroll. 

    Editions des Poètes français – format 15x21 – nombre de pages 85 – 2 -ème trimestre 2019. 

    L’équilibre de la vie est bien précaire, fragile comme un poème au vent, posé «  Sur le fil .» C’est en composant ses poèmes que Christiane Bozza prend conscience de l’incertitude et de l’inconnu. Voici une écriture qui révèle beaucoup de sensibilité, elle est brodée à fleur de mot. Le poème tient toujours figure de questionnement. Tout chez Christiane Bozza n’est qu’une réflexion d’équilibre et de doute. Soudain tout peut s’effondrer, même les certitudes les mieux ancrées. Nous percevons chez elle une sensation d’égarement, de perte. La forme de l’écriture est libre, fragmentée, narrative autant qu’interrogative : « Et si tu n’en parles pas/ton corps le fera pour toi. » Le mot ici est porté comme un flambeau :  « Car vivre sans les mots/on ne le peut pas. » Notre auteure se méfie du silence qui voile souvent la vérité : « Un silence qui croit/qu’il peut/ce qu’il ne peut pas./Un silence qui étouffe ta voix. » Christiane Bozza nous dévoile un contentieux de jeunesse lié au père qui sera toujours manquant, sorte de blessure stigmatisante ouverte à vie. La plume en appelle aux souvenirs d’un vent de tendresse qui n’a jamais soufflé. Alors peut-être que la poèsie pour notre narratrice devient un baume, une douce caresse qui estompe les traumas de l’enfance. Parfois un ange passe. Poésie porteuse de vie et de nostalgie où s’égratigne la mémoire sur de fausses promesses. A vouloir trop l’aimer on tue la vie et par là même l’amour, alors mieux vaut :  « Laisser vivre les morts. » Le poème comme la vie sont des épreuves dont chaque jour nous délivre un fragment. Par un : « Poème de rien du tout.../... » prendre conscience de l’absolue vulnérabilité de l’existence. 

    Michel Bénard.       

    Parutions/Recensions*5 

     

    RecensParutions/Recensions 12ion : Jean-Louis Montagnon – « Les saisons de l’âme. »

    Préface Arthur Phauv – Illustration de couverture Isabelle Guiod – 

    Editions les Poètes français. – Nombre de pages 48 – Format 15x21-  2 ème trimestre 2019 – 

    Ce nouvel ouvrage de Jean-Louis Montagnon «  Les saisons de l’âme » voudrait-il nous révéler un passeur d’espoir et de lumière préludant une belle promesse d’aurore aux variations diverses. Il est indéniable que la lumière varie en passant par le cycle des saisons. Au fil de la lecture nous sommes invités à une errance bucolique, une succession d’impressions, de ressentis rythmés par une délicate sensibilité placée sous le sceau d’un verbe singulier. Les chemins de la vie nous réservent leurs  viatiques d’angoisses et tourments battant au rythme des liaisons, des déchirements, des blessures lapidaires. Poésie réactive libérant sa colère biliaire qui parfois égare. C’est en fait une aventure sur un radeau sans voile, sans gouvernail où les courants pourraient bien nous conduire en «  terra incognita. » Rien n’interdit cependant de revendiquer son épicurisme, être gourmet de vin et de bonne chère, ce qui est un excellent lien social et partage amical. Cette poésie hume bon la Provence, nous y croisons les chants du félibre, le parfum des arlésiennes, l’ivresse du mistral et le souffle des taureaux. C’est un chemin qui passe par les souvenirs d’enfance en bord de Rhône ou de Saône. Les souvenirs sont volatils, seul l’imaginaire restitue les nuances d’une autre lumière. Finalement l’envie nous prend de nous rapprocher de « Dieu » en regardant au cœur d’une vieille chapelle passer l’ange du soir. Puis au bout du chemin lorsque l’on se sent fatigué, prier en rêvant de la terre Sainte, d’une terre promise. Oui, croire encore en la terre des hommes en marge des tromperies et dans le souffle « Divin » retrouver le « Père » dans les battements de la création. 

    Michel Bénard. 

     Parutions/Recensions*5 

     Parutions/Recensions 12Recension : Jean Gallé « Evanescences »

    Prologue et préambule Jean Gallé. 

    4ème de couverture : Jean-Charles Dorge.  Président  des Poètes français. 

    Editions les Poètes français – format 15x21 – nombre de pages 37 – 3ème trimestre 2019. 

    L’œuvre poétique de Jean Gallé nous est déjà bien connue pour avoir déjà été laurée dans nos concours. Ce nouveau recueil « Evanescence » peut s’apparenter à un clin d’œil de proximité envers une brillante poétesse, bien trop souvent oubliée par un siècle qui court derrière ses illusions, Renée Vivien, qui mériterait bien que nous prenions le temps de nous arrêter sur son parcours. L’écriture de Jean Gallé est porteuse d’une résonnance néo-classique, qui d’amblée nous élève dans les sphères d’une haute poésie où le romantisme, le symbolisme et même l’hellénisme ne sont jamais très loin. « Sous la protection de l’Olympe enneigé, / Sur les pas d’Hélène. » La cadence de cette poésie personnelle est codée, elle porte ses couleurs au travers d’une expression subtile, parsemées de jeux de mots choisis qui oscillent entre tradition et modernité. Confronté à un certain hermétisme le lecteur doit entrouvrir doucement la porte avant d’accéder à l’autel du Verbe, cercle de l’initiation. Ce recueil est de volume modeste mais dense par sa contenance. Enigmes, mystères se déploient au gré des vers, rituel sacrificiel. « Nous irions sacrifier à la beauté des mots.../... »   exaltation de la grandeur de l’image, avec cependant une touche d’animisme. Erigée sur un mode ancien l’expression est teintée de nuances romantiques où galantes, c’est un plaisir de lecture qui nous transporte dans le temps. La mythologie se fait également un élément ornemental de cette poésie aux facettes multiples, Apollon, Hélène, Orphée, la poétesse Sappho et même le sculpteur Praxitèle ont la part belle. Oui, ce dernier ouvrage de Jean Gallé s’ouvre telle une scène sur l’inconnu. « Musiciens, poètes, missionnaires sans bible, / Venons tous écouter ces touches frissonnantes/ De confessions d’un soir.../... »       

    Michel Bénard.     

    Parutions/Recensions*5  

    Parutions/Recensions 12Recension : Jean Sebillotte -  « Au fil des ans III » -

    Préface et 4 -ème de couverture  : Jean-Charles Dorge – Président de la Société des Poètes français.

    Illustration de la couverture  : Jean Sebillotte.

    Illustrations intérieures sculptures « lierrofolies » de : Gerald Leclerc.

    Editions les Poètes français – format 15x21 – nombre de pages 99 –

    Le poète le confesse, il lui est nécessaire de corriger l’inaccomplis afin de tenter d’y placer la juste touche colorée qui lui fait défaut. Notre personnage a plusieurs cordes à son arc et porte deux casquettes signifiantes. Alors peut-être que Jean Sebillotte peint ce qu’il ne peut pas écrire, pour mieux écrire ce qu’il ne peut pas peindre. Ainsi est né son dernier recueil « Au fil des ans III » En introduction notre aède  nous offre un poème révélateur de la nécessité qui l’habite et qui oscille entre art plastique et poétique. La lignée au travers de l’histoire des arts et des lettres de poètes, peintres ou inversement est pléthore. Il serait bon à ce sujet de rédiger une approche « De la plume au pinceau. » D’inspiration classique notre poète a tôt fait de se libérer, ce qui d’ailleurs lui convient très bien, en reléguant aux accessoires périmés la panoplie des contraintes trop techniques le plus souvent antipoétiques. La forme brève, chez Jean Sebillotte, contient une forte densité expressive où les vers sont concentrés. Pour notre ami l’espace poétique prend un peu l’apparence d’un terrain de jeu où il n’est pas nécessaire au poète de paraître sérieux, de se prendre pour le clown blanc, car Auguste est tout aussi intéressant. Quant aux mots « absents » ils peuvent avoir raison. Au fil de la lecture nous découvrons des poèmes, signes en hommage aux grands ainés, ceux du clan, de l’appartenance, Khayam, Boileau, Rilke, Apollinaire, Prévert, Eluard etc. Jean Sebillotte s’imagine le poète tel un artisan forgeant ses mots, martelant ses idées, recouvrant de dorure ses poèmes, nous rejoignons ici l’esprit du compagnonnage. Art ou artisanat, un seul lien celui de la création : « Retrouver les moments/Qui me font créateurs. » Jean Sebillotte ne se prend nullement au sérieux et ses petites séquences oulipiennes ont tout pour rassurer, le poète reste à sa place dans le respect et l’interrogation des maîtres anciens. Quelques pas avec Eros :  « La saveur de sa sève suave et salée/La fureur sacrée de son ambre nacré... » ne saurait nous déplaire car ici notre ami un peu fleur bleue use avec mesure de l’effleurement charnel, de la caresse avec une diablesse, des amours candides qui peuvent échouer sur la plage aux souffrances des amants en désunion : « Pourquoi si soudain t’être obscurcie/Serait-ce le temps qui t’aurait durcie. » Le langage se veut aussi celui des gens simples, des copains, de la voisine, mais également celui des coups de gueule, face à une société aliénée, formatée de clichés fabriqués et d’un monde insolent de gens bien trop friqués. Chemineau de la vie, le poète reprend sa besace afin de poursuivre son destin « Au fil des ans IV » à suivre... !      

    Michel Bénard.       

    Parutions/Recensions*5 

     Parutions/Recensions 12Recension : SUN Fang – Une promesse de vie –

    Préface : Jean-Charles Dorge – Président de la Société des Poètes français – 

    Composition et illustrations SUN Xintong  

    Editions les Poètes français. 2019.  Format 15x21.  Nombre de pages 61. 

     Ce recueil bilingue de la poétesse SUN Fang est une véritable perle cristalline  de Chine, dont la composition et les illustrations de SUN Xintong, tout en volutes légères aux apparences calligraphiques sont des plus raffinées. La poésie retient peut-être l’inexorable fuite du temps en nous permettant de prendre conscience de notre insignifiance. Ici une simple goutte d’eau peut contenir la mémoire des océans. Complémentaires à la subtilité poétique, les illustrations portent toutes les nuances délicates de la pensée asiatique contenue dans cet ouvrage. C’est une poésie légère comme une tasse de thé, n’effleurant que l’essentiel. Les poèmes sont courts mais donnent toujours le ton juste. Les actes de vie ne nous sont pas indifférents, ils ont des répercutions tôt ou tard, ce qui explique les liens étroits entre la cause et l’effet, lesquels reviennent inévitablement vers nous. Le miroir ne reflète-t-il pas l’illusion de l’éternité, ne symbolise-t-il pas l’implacable fuite du temps. SUN Fang nous invite à délaisser la raison déformant nos rêves, nos sentiments, détournant l’amour, alors mieux vaut rester dans l’émotion, la sensation, aussi éphémères soient-elles, elles disent vrai, elles sonnent juste comme le guquin. La notion d’amour, discrète, transparente, est comme un paysage flottant dans la brume des montagnes, nul besoin de feindre, nul besoin de trahir, car le temps venu il s’effacera sans tristesse ni regret, pareil à une peinture de Xi Murong. Il arrive parfois que le cœur pèse dans la balance à la recherche de son équilibre. Aussi beau que soit le chant de la vie, l’homme oublie rapidement sa légende d’amour, se détournant vers d’autres avatars. Les saisons passent, les parfums se dissipent, seule la poésie demeure éternelle comme une feuille de ginkgo et l’image d’une mère qui réveille les souvenir d’enfance.     

    Michel Bénard. 

    Parutions/Recensions*5 

     Parutions/Recensions 12Recension : - Jean-Pierre Paulhac - «  La statue de Jeanne. Et autres vers des temps anciens » 

    Préface Michel Bénard.

    Illustration photographique de l’auteur.

    Editions les Poètes français.

    Format 15x21 – Nombre de pages 63

    Par la voix d’une poésie incisive, épurée, judicieuse, Jean-Pierre Paulhac interroge l’église, blâme le mensonge grossier érigeant l’aura d’une « Sainte » dont l’authenticité parait bien contestable, voire contestée. Jean-Pierre Paulhac use subtilement de la parole révélatrice, celle qui dérange et aiguillonne là où c’est sensible, là où il ne faudrait pas. Quoi de plus étonnant, nous avons ici à faire à un poète authentique dont la plume est aguerrie. Jean-Pierre Paulhac, à l’instar des poètes antiques, use d’un propos épique, sorte de parade verbale qui nous resitue face à l’histoire, face à nos propres consciences. Ecartons-nous un peu des cendres refroidies et de la bergère de Lorraine  afin de placer nos pas dans ceux de deux éminents poètes Pierre Ronsard et Agrippa d’Aubigné en faisant un petit tour vers le château de Talcy. Bel hommage rendu aux fantômes de ces deux poètes courtois qui hantent encore les lieux, consumés par les mêmes flammes pour deux belles Dames, nymphes ou sirènes et dont les cœurs battent toujours pour : « .../... L’or en long lys de leurs cheveux… »  Au cœur de quelques ballades, la plume se pose aussi parfois sur un système social où menteurs et faussaires sont à l’honneur, le tout argumenté d’une petite touche anticléricale. Ici la liberté alterne avec le sonnet, le libertinage aux raffinements complices joue avec la courtoisie et un raffinement érotique telle est la : « formule magique.../... »  qui n’est pas sans nous rappeler que l’érotisme est l’un des plus beau champs de fertilité de l’imaginaire.

    Michel Bénard.

      Parutions/Recensions*5

     

    Parutions/Recensions 12Recension : Michelle Gouraud – « Parenthèses – les Castalides » -

    Préface Michel Bénard.

    Illustrations de l’auteure.

    Edition les Poètes Français –

    Format 15x21 – Nombre de pages 85 –

    Michelle Gouraud se réfugie sous les voiles de l’onirisme pour retrouver le temps d’un poème son jardin de l’enfance. L’expression oscille entre une forme classique très vite rattrapée et bousculée par un souffle de liberté, ce qui donne encore plus de force au texte par l’extension de l’image. La poésie donne conscience de l’importance du monde, de la vie et soudain c’est un sentiment de fragilité qui nous envahit, fort est de constater que nous ne sommes rien ou si peu. Parfois nous effleurons des heures sombres pour toucher à la gravité qui nous rappelle que l’existence n’est pas que douce poésie, mais peut aussi devenir une blessure saignante. Michelle Gouraud observe les scènes de la vie, le quotidien, happe ici et là quelques fragments pour se façonner une histoire à la hauteur de son cœur. Auteure sensible, elle festonne une parure de parade. Quelques images suggérées sont dédiées à Eros, alors la poésie se fait délicieusement coquine, lorsque le soleil nous déshabille, nous peint en bleu, part et revient pour semer ses graines. Il ne reste plus qu’à vous nourrir de ces lignes subtilement enrobées de petites fleurs à butiner et de douces friandises à déguster.

    Michel Bénard.

       Parutions/Recensions*5

     

    Parutions/Recensions 12Recension : Véronique Lévy Scheimann – « Café en terrasse »

    Editions les Poètes français – 2020-

    Illustrations de l’auteure.

    Format 15x21 – nombre de pages 53 –

      Il n’y a nul doute et fort à parier que Véronique Levy Scheimann fut inspirée par une vision prémonitoire, pour annoncer bien avant la séquence de la pandémie du « Covid 19 » les bienfaits d’un « Café en terrasse » qui est l’ouverture de tous les possibles. Oui, un simple besoin d’évasion, d’enchantement de se placer sur une terrasse en observation de la vie sociale avec un goût de café en bouche qui nous invite au voyage. La forme comme son auteure se veut libérée, les textes sont le plus souvent courts et préservent ainsi leur densité. Le style apparaît dans une modernité personnelle ne révélant que l’essentiel, ne libérant que quelques images qui font songer aux haïkus. C’est bien là une poésie du quotidien qui se métamorphose, qui rend visible les objets et pour peu que l’on sache les observer, ils nous racontent une histoire. Au fil du recueil, s’égrènent des illustrations évoquant les poèmes, le graphisme se rapproche de la rêverie par son innocente pureté proche du jardin enchanté, il a un coté naïf mais authentique comme un cœur d’enfant. C’est l’aspect fabuliste ou fabuleux. La composition se veut limpide, claire, mais vouloir faire simple est le plus souvent difficile, car il est plus aisé de rajouter plutôt que de soustraire. Il arrive même aux mots de se refuser. Véronique Lévy Scheimann aborde les thèmes les plus variés, mais toujours sous le jeu de l’observation qui touche à l’éphémère. Notre poétesse ne veut rien démontrer, elle poursuit son chemin de plume en revisitant son quotidien et en le transformant. Sorte d’aboutissement jumelé, un poème et une illustration symbolisent parfaitement le cheminement ébloui de Véronique Lévy Scheimann, il s’agit de « Jazzy. » Ecriture et graphisme vibrent au rythme de la musique.

     Michel Bénard.

    Parutions/Recensions*5 

     

    Parutions/Recensions 12Recension : Viviane Aussaresses-Nau – « Dans l’infini des nuits. » 

     Préface Christian Malaplate.  Illustrations de l’auteure.

    Editions les Poètes Français- Paris – 2020.  Format 15x21 – Nombre de pages 73 -

     Privilège, son préfacier le poète Christian Malaplate, nous plonge immédiatement dans le contexte du nouveau recueil de Viviane Aussaresses-Nau « Dans l’infini des nuits » en soulignant que chez elle nous côtoyons la passion et l’émotion avec pour prise de conscience la présence autour de nous de la beauté et du lien immuable de la nature avec l’homme, qui devrait être une histoire passionnelle. Le langage est ciselé, la versification soignée, quant aux thèmes, souvent ils nous transportent au-delà de nous-mêmes. C’est un bonheur parfumé que de partager les sentiers de poésie de Viviane Aussaresses-Nau. Ce recueil contient une réelle délicatesse et noblesse lexicale, nous y croisons de remarquables et d’insolites métaphores. Frustrant de devoir réduire cette poésie à quelques lignes, alors que chaque poème mériterait à lui seul une page de réflexion. La poésie est présente en chaque vers, véritable bain de jouvence qui nous rallie à la beauté de verbe. Nous y décryptons une douce mélodie, nous voyageons dans des paysages insoumis, où se dessine en secret dans les coulisses du cœur la quête éternelle de l’amour : « Ton corps m’inonde de grâce / Pour conquérir les trésors qui incendient mes désirs. »   Nous sommes immergés dans un flot de beauté et d’étonnement. Tout n’est qu’un long cheminement continu d’éblouissements. Parfois, il arrive en poésie ou littérature que l’on découvre une pépite, c’est rare, mais en ce qui concerne l’ouvrage de Viviane Aussaresses-Nau, c’en est une et particulièrement précieuse. Il faudrait relever chaque mot, soupir, vision, tout est là pour nous faire tressaillir de passion, pas une ligne qui ne nous émeuve. C’est toute une alchimie, une douce chimère. La composition des textes nous rappelle à une volonté de modernité, les strophes se mettent parfois à résonner en ricochets. L’amour est omniprésent, ne se présentant que sous forme de filigrane, sorte d’aura estompée par le filtre argenté d’un clair de lune : « J’ouvrirai pour toi / Les coulisses de mon cœur / Comme un parterre béni / Jonché de mille fleurs» L’amour se fait saltimbanque et dans un enchaînement, je préciserai que cet ouvrage contient des illustrations de l’auteure, elles sont à la mesure de la poésie, mais à mon sens pas assez nombreuses pour mieux en goûter la teneur où parfois Gauguin n’est pas loin.   

     Michel Bénard.


    Parutions/Recensions*5

    Parutions/Recensions 12

    Recension Isabelle Jasmin

    Préface de Jean-Charles Dorge. 

    Editions les Poètes français. 2019. 

    Format 15x21 – nombre de pages- 51. 

     Le préfacier de ce recueil « Rose Thé » Jean-Charles Dorge, ne manque pas de souligner l’émotion qui émane de l’écriture d’Isabelle Jasmin. En effet l’écriture se veut libre, naturelle, mais chargée de couleurs personnelles. « Rose Thé » est un ouvrage en hommage à une grand-tante de notre poétesse, surnommée « Rose Thé ». Mais c’est aussi un clin d’œil à Théophile Gautier en parfaite harmonie d’esprit avec son poème « La rose thé » qui rougit sous les ardeurs d’un papillon. Tout est là. Il est surprenant de constater combien un simple parfum peut éveiller les souvenirs fragiles de l’enfance, mais aussi le bonheur si éphémère de l’amour. Poignante, déchirante est parfois la sentence du destin qui peut devenir tragique, tout devient réminiscence : « Pourquoi l’odeur du lys nait-elle en ma mémoire ? » Beaucoup de délicates métaphores, de subtiles images se déroulant par vagues gonflées de surprises. Isabelle Jasmin se fait observatrice silencieuse et consigne son constat du monde derrière la discrétion de ses volets clos. Nous passons d’une surprise à l’autre, d’un étonnement à une prise de conscience, notre poétesse n’ayant pour arme que les mots, qui le plus souvent font mouche, c’est une façon à elle de faire résilience et de libérer son âme. Sa poésie se veut libre, belle preuve d’éclectisme, sachant qu’elle enseigne la poésie classique. Merci Isabelle, voici un recueil qui contient les parfums d’un amour universel entre terre, racines et herbes folles.

                                                               « Cris de détresse ! 

                                                                Parfums d’ivresse ! » 

     Michel Bénard.

     

    Parutions/Recensions*5 

    Parutions/Recensions 12Recension : - Catherine Lieber - « Alors tomba du ciel un grand astre. » 

     Editions les Poètes Français 2020. Format 15x21. Nombre de pages 65.

    D’amblée la teneur de cet ouvrage de Catherine Lieber : «  Alors tomba du ciel un grand astre. » est donnée et le propos apocalyptique n’est pas loin, l’agonie de la planète et indéniablement celle de l’espèce humaine est engagée, il ne reste plus qu’aux êtres de lumière, aux poètes gardiens de la sagesse de tenter de préserver au mieux l’urne sacrée.

    Un devenir s’avère possible car aussi fragilisée soit-elle la poésie pourra le sauver.

    Voici des textes dont certains fragments nous reportent aux écrits fondamentaux, mais qui se révèlent être tout à fait le reflet de notre siècle en processus de deshumanisation. Les comportements reptiliens, les utopies cupides, les sectarismes religieux et autres obscurantismes se perpétuent dans notre monde. Lorsque l’on ne peut plus croire en l’homme on se rattache aux mirages.

    L’ouvrage est porteur d’un haut degré humaniste où tout repose sur les passeurs de lumière. Une vision prémonitoire, un voyage dans le temps où tous les signes d’une humanité en son déclin se profilent déjà. Belles réflexions sur les débordements humains en référence aux Saintes Ecritures, aux Evangiles de Saint Jean, à l’Apocalypse. L’écriture se veut à la fois mystique et très poétique, portant quelques parfums théologiques et pourquoi pas panthéistes ? Notre poétesse ne demeure pas dupe aux jeux des apprentis sorciers et avec ses modestes moyens, tire la sonnette d’alarme. Car la folie aveugle des hommes nous conduit tout droit vers des Tchernobyl, des Fukushima, des destructions, des embrasements et pollutions irréversibles. Cette œuvre est un hymne à la nature teintée de spiritualité ou d’animisme selon la perception que l’on accorde aux textes de Catherine Lieber. «  Le temps de l’homme est arrivé. » Reste à savoir quelle perspective lui sera donnée ?

    Michel Bénard.

     

    Parutions/Recensions*5

     

    Parutions/Recensions 12Recension : Christian Malaplate« Les mots sont les fleurs de ton silence. » - 

    Editions les Poètes Français – 1er trimestre 2020 -Format 15x21. Nombre de pages 95.

    C’est encore un merveilleux ouvrage qui vient compléter la liste déjà importante des œuvres du poète, présentateur et animateur de radio Christian Malaplate, véritable passeur du Verbe. A lui seul le titre « Les mots sont les fleurs de ton silence » est déjà des plus enchanteurs, il situe la nature du poète qui est d’une extrême délicatesse et sensibilité aux variations toujours placées sur le plan de la réflexion et de la méditation. Cet ouvrage exhale des fragrances tout à fait singulières, il est une invitation au voyage. Mais il s’agit ici d’un autre voyage, car c’est celui de l’intérieur, celui que nous pouvons imaginer au-delà du rideau théâtral de la vie. Voyage miroir, voyage étoilé, voyage hors du temps sur une voie lactée. Voyage du chant des profondeurs posé sur la pierre philosophale dans le jardin du silence. Des vents de l’aube aux souffles doux du soir tout n’est que réflexion sur l’illusion humaine et l’éphémère des certitudes. Tel le pèlerin, Christian Malaplate chemine avec le bâton noueux de l’existence tout en traversant des paysages d’écume. Les voyages se font parfois oniriques, informels, avec souvent cette pensée récurrente  de l’effet miroir qui nous renvoie à notre propre image, aux souvenirs fuyants, aux illusions vaporeuses. Peut-être ce rêve est-il éveillé, comme le préconisent certaines formes de sagesses extrême-orientales. Une nouvelle fois encore Christian Malaplate nous compose des images chargées de remarquables métaphores qui nous invitent à oser croire au merveilleux : « Je caresse les fleurs des près / Dans la confusion d’un rêve / Pour prononcer des mots merveilleux. » En nous résonnent toujours les secrets de nos jardins d’enfance, période bénie où l’on tutoie le ciel, les étoiles et les arbres. Plus tard, lorsqu’il s’agit d’amour, les yeux portent au-delà de la voix. L’amour chez Christian Malaplate est présent, mais il sait se faire discret, il a besoin d’intimité, de calme et surtout de silence. Et si l’amour n’était qu’un rêve, s’effaçant aux premières lueurs de l’aube lorsque le soleil amorce son ascension ! Christian Malaplate laisse souvent courir dans sa poésie le souffle chaud de l’amour, allant même jusqu’à se faire emporter par ses mythes tout en se façonnant des amours qu’il tresse dans les cheveux de femmes imaginaires. Christian Malaplate soulève la question entre une nécessité de solitude favorable à la réflexion et un besoin de compagnonnage pour communiquer et ressentir le sens d’une appartenance à la société, expérience qu’il pratique d’ailleurs au quotidien et à grande échelle, puisqu’il est directeur et animateur d’une station de radio, là où « Il tente de maitriser les mots indisciplinés. » Le questionnement est toujours présent, dans ce monde en étiolement il faut retrouver le sens de la vie et de la raison. Lorsque nous nous sentons perdus sur un carrefour inconnu, c’est toujours ce grand besoin d’amour qui se fait le plus fort. La poésie est une bibliothèque où Christian Malaplate classe les moissons de ses expériences, de ses souvenirs dans l’attente d’un automne qu’il fêtera avec les buveurs de mots et les passeurs de Verbe et de lumière.

    Michel Bénard.  

     

    Parutions/Recensions*5

     

     

    Parutions/Recensions 12Recension : Isabelle Jasmin – La fée du Luxembourg –  

    Edition les Poètes français. Format 15x21 nombre de pages 49. 

     Parisienne aguerrie et amoureuse de sa ville, de sa beauté et de son histoire, Isabelle Jasmin prend l’heureuse initiative de nous faire partager un lieu légendaire, de verdure et véritable bulle d’oxygène, son petit coin de terre où sont encore gravées les empreintes de son enfance et les amours de sa jeunesse, le jardin du Luxembourg.

    Véritable vecteur à remonter le temps pour peut-être y retrouver quelques princes charmants. 

    L’auteure nous entraine dans sa promenade bucolique et rêve dans les allées de son grand jardin. Elle retrouve ses songes d’enfance dans des brumes légères et aux sources de ses étoiles. Nous pourrions dire qu’Isabelle Jasmin se libère le cœur battant et les yeux brillants de tous ses souvenirs, elle nous fait de ce décor du jardin du Luxembourg un cadeau, un cadeau mouvant aux rythmes des saisons. La trame se brode autour des premières amours que la mémoire reconstitue. Les textes sont courts, ils nous confient des choses simples, comme le chant des oiseaux, des choses belles comme le clapotis d’une fontaine. Tout est souvenir des amours anciennes qui martèlent encore le cœur, déchirure, illusion des « ...je t’aimerais toujours... ». L’effet des jeux de mots par dérision peut encore aider à y croire. Petit florilège d’amour en résonance heureuse ou malheureuse, où notre poétesse s’attache encore à l’éclat d’un regard perdu « Sur le clavier du temps... ». Isabelle Jasmin se surprend à oser croire encore : « L’Amour ne meurt jamais/Il est Résurrection. ». Des poèmes qui s’habillent de solitude et de pas qui crissent sur le sable des grandes allées. Ici je refermerai ce recueil sur une belle photographie jaunie, fil conducteur de l’ouvrage, où une petite fille nommée Isabelle sourit à l’unisson dans les bras de sa «  fée du Luxembourg ».   

     

    Michel Bénard. 

      

    Parutions/Recensions*5 

    Parutions/Recensions 12Soizig Germain : – «  Vanilla-Lou comme une vie » recension.

    Illustrations : Lucie Canzillon.

    Editions les Poètes français- Paris- Format 15x21 – nombre de pages 83.

    Cette publication « Vanilla-Lou comme une vie »  de Soizig Germain s’ouvre sur une image évanescente idéalisée. Vanilla-Lou c’est l’enfant qui passe et traverse la vie de l’auteure avec ses petites fossettes aux joues, c’est aussi l’omniprésence du souvenir à la mère, c’est la mémoire qui réveille des paysages oubliés, des mirages effacés marqués d’effluves et de couleurs africaines. La composition des textes est plus proche du conte ou de la fable que de la poèsie mais libère beaucoup de sensibilité, d’émotion intériorisée émanant des abysses intérieurs. Nous pénétrons de plain-pied au cœur de la confidence par une écriture de l’intime qui peut nous rafraichir comme une saison de pluie, un hivernage. Textes porteurs de réminiscences chargées de vents de sable et de métissages. Notre poétesse porte son regard sur la beauté des femmes sous l’influence d’un homme au prénom féminisée. De l’homme à la femme la définition n’est pas aisée, difficile parfois de situer une identité. Le ressenti de Soizig Germain oscille entre deux rives, homme-femme, femme-homme, lumière-ténèbres, ténèbres-lumière ? Mais finalement c’est un embrasement ! L’expression est singulière, sorte de discours codé, rythmé, dont il faut suivre le fil au risque d’être désarçonné. C’est avec bonheur que nous croisons de belles pages d’amour charnel où les corps se mêlent :« .../...mes jambes entrent dans tes jambes / nous voguerons sur le radeau de nos corps vers l’infini.../... » Cependant la question reste posée : « Que sais-tu de moi, ô mon amant zélé ? » Soizig Germain joue des impressions furtives du dédoublement de l’image. Belle note de compassion avec le poème dédié à Zénareh, où l’ignorance conduit à bien des erreurs de jugement. Puis pour conclure je soulignerai « L’embellie » qui synthétise toute l’émotion sensible de notre poétesse en symbolisant à merveille et avec lucidité, la fuite progressive de la vie. « .../...plus rouge est le sang de l’amour / aux âges de la vie.../... » 

    Michel Bénard.

     Parutions/Recensions*5

     

    Parutions/Recensions 12Nicole Randon – « Chemins de traverse » - recension
    Illustration de la couverture : Eloïse Salima.
    Editions les Poètes Français – format 15x21 – nombre de pages 51.

    Au fil de ses « Chemins de traverse » Nicole Randon nous fait sentir son désir d’indépendance, elle ne possède pas l’esprit de meute, bien au contraire je vois plutôt chez elle une marcheuse solitaire. Son ouvrage est érigé à partir de sensations furtives, passagères, se déroulant un peu comme un scénario à multiples séquences. C’est une forme de poèsie qui se présente à nous dans un rythme cadencé tel un grand tourbillon. Les vers s’enchainent dans un mouvement saccadé : « Désordonne tes pulsions / Laisse-toi porter par tes gestes. » Etrange univers de l’enfance aux souvenirs de poupées désarticulées où le cauchemar prélude parfois le rythme de la vie dans des effets de peur et d’angoisse. Nicole Randon écrit sous forme de confidences, voire de confessions, au travers d’un flot d’images exaltées. C’est le dit d’une déchirure, d’une blessure de vie longue à cicatriser. Lorsque Nicole Randon porte son regard sur l’art c’est avec une poèsie porteuse d’un défi. Notre poétesse fait de sa poèsie une sorte de grande chorégraphie au tempo varié. L’écriture est libre, narrative et révèle une certaine contemporanéité, un langage personnalisé dont l’empreinte se reconduit de texte en texte. Nicole Randon nous ouvre son théâtre à poèmes, ses décors verbaux, elle met en scène ses actes de vie simplement sans prétention jusqu’à estomper la poésie. Mais pour l’heure, nous tirerons le rideau sur : « Une émotion anonyme. »
    « Elle aurait bien eu son mot à dire / Mais le livre s’était déjà imprimé en elle... »

    Michel Bénard

     

    Parutions/Recensions*5

     

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