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    Expositions d'ART

    Expositions d'ART

     

     Expositions d'ART

    responsable des expositions

    Expositions d'ART

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    Expositions d'Art 2015

    Communication :  Jacques-François Dussottier

    Expositions d'ART

    EXPOSITIONS  SEMESTRE*2  2015 :

     

     

    EXPOSITION  PASSÉE :

     

    exposition du 05 au 18 septembre 2015

     

    ISABELLE  LHERMINE

    peintre

    Expositions d'art 2015*2*

    visitez son site : www.ilhermine.com 

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    HENRI  MAMÈS

     sculpteur

    Expositions d'art 2015*2*

    visitez son site : www.mames-henri.odexpo.com

    *

     vernissage le samedi 5 septembre 2015 à 17 h. 30

    Expositions d'art 2015*2*

     

     

     

     

     

    Expositions d'ART

    EXPOSITION  PASSÉE :

     exposition du 03 au 16 octobre 2015

     JEAN-LUC  BOUTELOUP

     peintre

     Expositions d'art 2015*2*

    visitez son site : jlbouteloup.com

     

    MARI-NAIG  POULIQUEN

     sculpteur

     Expositions d'art 2015*2*

    visitez son site : http://marinaigpouliquen.free.fr

     

    Expositions d'art 2015*2*

     

    Expositions d'art 2015*2*

     

    vernissage le samedi 3 octobre 2015 à 17 h. 

     

     

    Expositions d'ART

    EXPOSITION  PASSÉE :

     exposition du 07 au 20 novembre 2015

     

    MARTINE  DINET

    peintre

     Expositions d'art 2015*2*

    visitez son site : www.ateliermartinedinet.fr 

     

    MARINE  COUTELAS

    sculpteur

    Expositions d'art 2015*2*

     visitez son site : www.marinecoutelas.com

     

     Expositions d'art 2015*2*

     

    vernissage le samedi 7 novembre 2015 à 17 heures 

    Expositions d'ART

     

    EXPOSITION  ACTUELLE :

     

    exposition du 05 au 18 décembre 2015

     

    MARYLINE  STROPPINI

    peintre

    Expositions d'art 2015*2*

     

    vernissage le samedi 5 décembre 2015 à 17 h.  

     Expositions d'art 2015*2*

     

     

     

     Expositions d'ART

    fêtes de fin d'année

     

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    Lundi des Poètes 2015

     

    attention, toutes ces manifestations débutent à 14 h. 30 en 2015

     

     deuxième semestre 2015

     

    Lundi des Poètes 2015

    MANIFESTATION  PASSÉE :

     

    lundi 28 septembre 2015 à 14 h. 30 :

    Lundi des Poètes*2*

     MARIE-AGNÈS  SALEHZADA

     

    Lundi des Poètes 2015

     

    MANIFESTATION  PASSÉE :

     

    lundi 26 octobre 2015 à 14 h. 30 :

    Lundi des Poètes 2015*2*

     MARY  DUHAMEAUX-LEFRESNE

     

    Lundi des Poètes 2015

     

    MANIFESTATION  A  VENIR :

     

    lundi 23 novembre 2015 à 14 h. 30 :

    Lundi des Poètes 2015*2*

     CLAUDE  PLOCIENIAK

     

    Lundi des Poètes 2015

     

    MANIFESTATION  A  VENIR :

    Lundi des Poètes 2015

    en décembre 2015

    pas de séance pour ce mois

     

    Lundi des Poètes 2015

     fin de l'année

     

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  • Statuts *1* SPF

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  • Expositions d'Art (affiches) 2017Expositions d'Art (affiches) 2017

     








     

     

     

     

     

     

     

     

     


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     
     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    l'AGORA revue trimestrielle

     

    notre très belle revue trimestrielle

    tout en couleur sur papier glacé

    dans une mise en page moderne et claire

    (voir détail dans le sommaire)

    l'AGORA revue trimestrielle

     

     

     

     

     

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    musique/mettez le son

     

    Forêt des mille poètes

     

    Forêt des mille poètes

    Forêt des mille poètes

    Forêt des mille poètes 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La forêt des Mille Poètes est une forêt de 1200 chênes plantés en 1994. Chaque arbre est dédié à un artiste, un écrivain ou un poète, vivant ou mort, regroupant 62 nations. Parmi les célébrités présentes, citons plusieurs prix Nobel, ainsi que Chopin, George Sand ou encore Fabienne Thibault, Pierre Bonte... Véritable parcours de promenade, la forêt est aussi jalonnée de stèles et notamment celle du célèbre sculpteur Nardo Dunchi "Harmonie d'ombres et de lumières" en marbre de Carrare.

    Forêt des mille poètes

     Forêt des mille poètes

     

    René Varennes

    Fondateur

     

     

    Forêt des mille poètes

     

    Née d'un groupe associé à la programmation du Centre National Economique et Culturel Athanor, naquit le 11 mars 1987, sous le numéro 3027 du « Journal Officiel », l'Union des Poètes Bourbonnais. L'objet était de réunir les poètes du Bourbonnais en vue de la promotion et la défense de la poésie dans cette province, sous toutes formes. Trois années plus tard, ayant largement débordé le cadre de ses activités initiales, l'U.P.B. les étendait à l'ensemble de la culture et de la région Auvergne, devenant l'Union Régionale Culturelle du Bourbonnais Auvergne.

    L'adresse actuelle de cette association :

    Celle de sa présidente :

    Sylviane Baud

    13, avenue Reignier * 03310 Néris-les-Bains

    Le nombre de ses membres est voisin de 1 500. L'action d'une telle association culturelle de province aurait pu sembler suffisante aux plus difficiles et se poursuivre pendant des lustres si une suggestion d'un membre de son bureau, l'écrivain Antonin Malroux, n'en avait relancé la progression. Cette forêt à été créée par M. René Varennes.

    Celui-ci proposait de créer un bois, une forêt... dont chaque arbre porterait le nom d'un écrivain, d'un artiste, d'un musicien ou d'un ami de la culture contemporaine. Quel esprit animerait cette institution ? Sans doute, celui qui inspira les auteurs du film apprécié par beaucoup: «Le Cercle des Poètes Disparus». Si Antonin Malroux avait été écouté avec politesse et intérêt, son idée paraissait aussi séduisante qu'irréalisable. Favorisé cependant par la mise à disposition gracieuse, mais non dépourvue de réalisme, par la municipalité de Vesdun, commune située à la limite des départements du Cher et de l'Allier, c'est-à-dire dans une position inter-régionale Centre Auvergne, d'un terrain de plusieurs hectares aux portes mêmes du village : ce projet, prétendument utopique, par l'enthousiasme qu'il suscita dès qu'il fut divulgué, fit la preuve qu'il correspondait à un besoin de rassemblement et de rencontres, entretenu par «les gens de la culture», non seulement de France, mais du monde entier. Une approche géographique doit retenir l'attention. Vesdun, située à l'ouest du département de l'Allier, est considérée comme l'une des deux ou trois communes sises au centre de la France. Les modes de calcul n'étant pas forcément les mêmes.Saint-Clément, située à l'est du département de l'Allier, est considérée comme se trouvant exactement au centre de l'Europe. Que ce soit à Saint-Clément ou à Vesdun, nous sommes dans une «région carrefour» de la France et de l'Europe. L'appellation, enfin de «Forêt des Mille Poètes» ne signifie pas que seuls les «poètes» sont représentés dans cette «forêt». Par souci de ne pas proposer un titre trop long, nous avons pris le nom de «poète» dans son acception grecque, c'est-à-dire : créateur. Ce sont donc, comme nous l'avons écrit précédemment, tous les créateurs (écrivains, artistes, musiciens, etc...) qui ont été accueillis dans «La Forêt des Mille Poètes». Lancée en 1993, discutée par une commission composée de représentants de la municipalité de Vesdun, de l'Office national des Forêts, et de l'Union régionale culturelle du Bourbonnais Auvergne, l'idée de la Forêt des Mille Poètes se concrétisa, au début de mars 1994, par la plantation de son premier chêne. Fin mars, en dépit de conditions atmosphériques défavorables, 1 200 chênes avaient été plantés. On ne pouvait s'empêcher de penser que, quelques années auparavant, une tornade avait abattu près de 5 000 chênes de la Forêt de Tronçais, plus grande chênaie d'Europe, à 20 kilomètres de Vesdun. Les 18 et 19 juin 1994 eut lieu le festival d'inauguration de «La Forêt des Mille Poètes» avec le concours d'animateurs de grande qualité, en présence de nombreuses personnalités et de plusieurs milliers de spectateurs. Une structuration s'imposait. Au cours de l'automne 1994, des délégués de «La Forêt des Mille Poètes» furent nommés dans chaque département français et dans les 61 pays étrangers, dont les 15 nations de la Communauté Européenne, représentés sur le territoire de Vesdun par l'un ou plusieurs de leurs écrivains, artistes ou musiciens. Ces délégués se réunissent au moins une fois l'an, soit à Vesdun, soit dans toute autre ville française ou étrangère, sous forme de séminaires et d'ateliers pour examiner l'actualité de la culture, la préserver et la développer, et, pour assurer la défense de ceux qui la pratiquent contre les individus, collectivités ou états que dérange l'existence des intellectuels, ce vocable étant pris dans son sens le plus noble.

    La philosophie des créateurs de «La Forêt des Mille Poètes» se résumant par les mots :

    Liberté, Paix, Solidarité.

    La première de ces réunions, les 25 et 26 mars 1995 dans les communes de Vesdun et d'Ainay-le-vieil, où se trouve un château ayant appartenu à la lignée des Colbert, eut lieu et les délégués furent répartis en six ateliers devant se consacrer à «80 nations de poésie», à la défense du patrimoine culturel, aux problèmes de l'environnement, à la musique et aux beaux-arts, enfin au devenir de la télévision. Du 25 au 28 mai 1995, se déroula le second festival de «La Forêt des Mille Poètes», les matinées étant réservées à des visites touristiques, les après-midi à différents spectacles et animations. Fin Février 1995, 900 arbres ont été attribués à des «gens de culture», vivants ou récemment décédés. 100 le seront encore à des «créateurs» français et 200 à des créateurs étrangers afin que «La Forêt des Mille Poètes» puisse accueillir les ressortissants d'au moins 100 nations et justifier de la sorte son caractère d'universalité. La forêt a été divisée en 12 sites de 100 chênes chacun, portant le nom d'illustres anciens tels que : Chopin, George Sand, Alain Fournier, Maurice Rollinat, Henri Pourrat, Rainer Maria Rilke, Rabindranath Tagore, etc ...Ainsi constituée «La Forêt des Milles Poètes» peut connaître deux destinées :

    celle d'un conservatoire.

    celle d'une grande ambition.

    Les chênes n'ont plus qu'à pousser et les rencontres à se répéter dans la discrétion. Voici l'indifférence. Et, dans un certain temps plus personne ne saura pourquoi ces arbres grandissent là où ils sont. Pourtant jamais un effort d'une telle envergure n'aura été accompli, jamais idée neuve n'aura été mieux servie, pour que la culture, considérée dans sa mondialité, se donne un haut lieu, auquel d'autres nations pourraient fournir la réplique, où elle puisse rassembler ses forces, proclamer ses besoins et sa vérité, enfin se défendre contre les multiples agressions dont elle est victime aujourd'hui. En déposant sa marque, «La Forêt des Mille Poètes» n'avait pas pour objectif de créer une «tour d'ivoire» où une élite (sélectionnée selon quels critères ?) viendrait s'éloigner des contingences terrestres. La réalité de cette fin de siècle conduit, au contraire, les esprits raisonnables à ne pas séparer la culture de l'économie. Par les circuits touristiques à vocations culturelles, elle se trouve déjà à l'aboutissement de la route Alain Fournier, qu'elle est en mesure d'induire, par ses débouchés sur l'artisanat, par l'intérêt qu'elle suscite, «La Forêt des Milles Poètes» favorisera n'en doutons pas, la création d'emplois. Les différentes manifestations générées par «La Forêt» n'ont pas manqué d'avoir une influence non négligeable sur l'hôtellerie et la restauration à plus de 25 kilomètres à la ronde de Vesdun. Des entreprises ont fabriqué par milliers le logo en porcelaine de «La Forêt», qui, chaque jour, est parcourue par de nombreux visiteurs. L'anthologie ayant pour thème L'Arbre et la forêt éditée à l'occasion du festival inaugural et de nombreuses publications annexes ont procuré des centaines d'heures de travail à des imprimeurs. Ce ne sont là que quelques exemples. Le prix d'achat d'un arbre est fixé à 100 francs, ce qui représente à peine le coût de la plaque nominative de l'acquéreur. Une gestion sévère de l'entreprise qu'est «La Forêt des Mille Poètes» n'aurait pas permis l'équilibre de son budget sans les dons et prêts de certains membres de l'association. Fallait-il attendre pour planter le premier chêne que des demandes de subventions aient reçu une réponse favorable, que des démarches de caractère administratif aient abouti ? Le risque pris en toute lucidité, n'était pas plus grand que de voir s'atténuer progressivement l'enthousiasme provoqué par un projet qui prend sa place dans une stratégie de défense des valeurs essentielles de notre civilisation. Depuis sa création, l'Union régionale culturelle du Bourbonnais-Auvergne n'a bénéficié que d'une modeste subvention municipale. Elle n'a jamais sollicité de subventions ni d'un Conseil Général, ni d'un Conseil régional, ni d'une Direction régionale des Arts et de la Culture, ni d'une DRAC, ni d'un tout autre organisme public ou privé. Elle a préféré présenter un bilan que des projets dont beaucoup de directions officielles sont encombrées.Aujourd'hui, «La Forêt des Milles Poètes» existe. Consciente de sa potentialité, ne serait-ce qu'à la vue des associations « d’Amis de personnalités culturelles disparues» venant se réunir autour de l'arbre qu'elles consacrent à celui dont elles veulent préserver la mémoire, l'U.R.C.B.A. en appelle donc aux pouvoirs publics et aux organismes privés pour l'aider à faire de «La Forêt des Milles Poètes» un haut lieu de la culture universelle.

     

     Forêt des mille poètes

     

    998, 999, 1000 !

    Ils sont mille à veiller dans cette forêt ensorceleuse,

    Sortie de la brume matinale au manteau d’argent,

    Mille, la tête haute, les pieds bien enracinés, fiers,

    Mille aux rêves utopiques offrant aux passants

    Leurs plus belles parures.

    Parfois, la nuit, on entend des murmures

    Aussi vite envolés par un souffle de zéphyr,

    « ...demain, dès l’aube ... »

    Un nuage passe, un souffle mystique enveloppe l’espace,

    Intemporel instant mêlant le rêve à la réalité.

    Dans cette féerie onirique, on partage des fragments d’éternité.

    La lumière mordorée de l’aube drape les arbres encore endormis,

    Robes vertes, brunes, or, nimbées de rosée s’offrent au monde.

    Ils sont mille dans cette forêt, mille poètes et nous.

     ÉLIANE  HURTADO

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    Parutions de nos membres   Parutions de nos membres

     

    Parutions de nos membres

     3

    Dernières parutions de nos membres parmi de très nombreuses parutions à nos Éditions

    (recueils avec recensions*2)

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    Parutions de nos membres*2*RC

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     un bulletin de commande est à votre disposition

    sur notre site

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    Parutions/Recensions*3*

    Par Michel Bénard

     

    Parutions de nos membres

     

     

    Parutions/Recensions*3*

     

     

     

     

     

     

    Parutions/Recensions*3*

     

    De monde en monde ‘au gré de l’astrolabe’ pour rencontrer l’Autre.
    Michel Bénard et sa recherche de l’universel

    L'art ne reproduit pas le visible ;
    il le rend visible.
    Paul Klee

    Préfacé par Barnabé Laye et introduit par une calligraphie sur la couverture de Ghani Alani, Au gré de l’astrolabe de Michel Bénard (Paris, Éditions les Poètes Français, 2015, 118 p.) est divisé en deux parties : Terra Incognita et Terra Africa.
    Dans ce très passionnant recueil de poèmes, Bénard part, par le biais de son je-lyrique, au gré de l’astrolabe. Il traverse les monts et les vaux, la terre et la mer pour rencontrer l’Autre. Et, en voyageant il s’entrelace à l’Autre jusqu’à devenir autre-que-celui-du-départ. La recherche de l’Autre coïncide, en effet, avec la tentative de parvenir à l’harmonisation, voire à l’unité de l’humain avec l’universel.
    Pourquoi parcourt-il ce chemin au gré de l’astrolabe ? Instrument désuet, l’astrolabe implique à la fois le choix d’un retour en arrière ainsi que le désir d’un rythme plus lent, hors contexte, si ce n’est anachronique. Le fait de se servir d’un astrolabe permet d’une certaine façon de tenir le globe du monde dans sa main et donc d’établir un contact complet avec tout ce qui est Autre. Au fil du recueil, l’astrolabe apparaît tel un outil permettant le trait d’union entre les deux « Terres » : la Terra Incognita du territoire inexploré et la Terra Africa des vastes espaces au sud du Sahara (le Congo, les Grands Lacs, le fleuve Zambèze et le fleuve Limpopo). Ces deux « Terres » entrent en fusion, en une osmose intime et chaleureuse, et s’accompagnent d’autres espaces, réels et imaginaires, passés et présents : ce qui crée une passerelle entre l’Orient et l’Occident, la réalité et la fiction, l’histoire et l’actualité. Aussi l’astrolabe devient-il un instrument de voyage et de rêve, porteur de lumière et d’espérance, qui favorise la connaissance de l’Autre au sens le plus vaste : des civilisations perdues et contemporaines, des terres inconnues, des contrées ensoleillées, des plages coralliennes, des îles lointaines, etc. Autant physique que mental, ce voyage effectué au gré de l’astrolabe vers d’autres horizons subsume le ‘voyage’ de l’homme à la ‘découverte’ de la femme (« L’Afrique est une femme » p. 77) ainsi que le chemin qui mène à l’amour le cœur amoureux :

    Alors, dans la rousse spirale
    D’une mèche de vos cheveux
    J’ai posé mon astrolabe (p. 33)

    En toi, j’ai défloré une « Terra Incognita »
    […]
    En toi, j’ai fertilisé une terre inconnue,
    En respirant ton sang
    J’ai repris goût à la vie. (p. 20)

    Cet élancement est une faim d’infini et une soif d’absolu :

    Boire les sèves de la femme désirée
    Toute parfumée de fleurs de Tiaré,
    Parcourir l’ovale de son ventre
    En s’abreuvant de ses seins,
    Avoir cette impression d’extase
    D’être aux sources du ciel
    Au cœur d’une île idyllique. (p. 25)

    En anhélant à la femme comme un voyageur en « quête de l’ultime astre orange » (p. 25), et en rêvant d’enivrantes extases, l’homme atteint une harmonisation avec la nature. Il devient un tout-qui-se-tient avec le macrocosme, comme en témoigne le fait que le je-lyrique assume un langage aux traits universels (c’est pourquoi le lexique utilisé en référence à lui-même ainsi qu’à l’homme et à la femme en général se rapporte souvent à celui des astres et du cosmos) :

    Lorsque je prends votre main
    Pour la serrer dans la mienne,
    Je touche à la musique de votre cœur,
    Je ferme les yeux pour mieux cerner vos secrets,
    Lorsque sous la magie de l’amour
    Votre corps se met en habit de lumière,
    Laissez-moi-vous déposer sur un croissant de lune,
    Laissez-moi-vous écrire le livre
    Que l’on ne peut lire qu’à deux.
    Lorsque je pense à vos paysages,
    J’entends les pulsions du monde
    Qui battent aux quatre points cardinaux,
    Enfin vous voilà devant moi,
    Rayonnante et belle
    Comme une icône d’Orient. (p. 29)

    La rencontre homme-femme est envisageable tout au long de ces poèmes comme une recherche de l’Autre, une ouverture à l’Autre et un retour pour l’homme à la source originelle : la femme étant l’être où l’homme se forme et d’où l’homme naît… Par conséquent, l’union homme-femme n’est que l’emblème d’un processus générateur de vie, et, en tant que principe vital, elle est prélude à l’espoir.
    La femme accouche l’homme et ce lien si étroit fait d’elle une image tutélaire, au point qu’elle apparaît comme une sorte de refuge pour l’homme :

    Lorsque la mer dépose
    Sur tes seins enfiévrés
    Ses cristaux de sel,
    Dans le silence
    Bleu de la nuit,
    Je rejoins la confrérie
    Des passeurs de rêves. (p. 43)

    Vers après vers, ce recueil suggère des figures féminines qui ont parfois les traits d’une femme ange / mère (« les femmes y nourrissaient de miel et de lait / les enfants de la tradition » p. 24) et souvent ceux de femme-amante : « la photo d’une indigène aux seins nus » (p. 20), au visage « beau comme une fleur sauvage / exhalant les parfums subtils / de ses essences enivrantes » (p. 23).
    Assimilée à la vie et à l’amour, la femme assume une fonction salvatrice pour l’homme parce qu’elle permet le dépassement de la solitude et du mal :

    Femme noire, femme blanche,
    Femme comme une source
    Sous l’écume soyeuse d’une vague bleue,
    Femme dansant au cœur du désert,
    Pour célébrer la vie.
    Femme où es-tu ?
    Femme que fais-tu ?
    Femme où vas-tu ?
    J’ai vu le ciel s’éclaircir et ton visage s’incliner,
    Tout en dispensant l’amour et la paix. (p. 61)


    Femmes d’Afrique,
    Femmes d’Asie,
    Femmes d’Arabie,
    Femmes d’Occident,
    Plurielles singularités,
    Surprenantes et imprévues
    Comme une pluie tropicale
    Sourires radieux et visages nouveaux,
    Jeunes patries de la beauté,
    Regards féconds,
    Matrices métissées de l’humanité,
    La destinée de l’homme
    Est votre bien,
    Elle vous appartient
    Préservez-en le lien !
    Seule espérance porteuse
    D’une nouvelle lumière crépusculaire. (p. 86)

    En voyageant d’un lieu à l’autre à travers des territoires inexplorés, symboles de ce qui est désirable et attirant, le je-lyrique contemple le soleil et l’océan, il admire les danses, les cérémonies, les liturgies tribales, il écoute les chants et les sons de la flûte, du luth, du violoncelle, de la lyre, et il goûte les odeurs d’algues et d’encens ainsi que les parfums d’herbes fraîches, d’orangers, d’eucalyptus et de jasmins. De ce fait, au fur et à mesure, il compose « le portrait de la femme ‘‘idéale’’ » (p. 93) et il trace un amour passionnel, charnel et spirituel qui chante les arcanes de l’existence, la nécessité de la rencontre je-tu, et la correspondance-incorporation terre ↔ femme, toutes deux étant matrices de vie :

    Sous le mystère d’une nuit tropicale
    Nous nous sommes aimés sur les mousses
    D’un vieux faré abandonné. (p. 25)

    Les portes de l’invisible
    S’ouvrent au point ultime où la passion
    Cède sa place aux plus folles passions. (p. 64)

    Des passeurs de lumière.
    Tous les deux réunis
    Sur un paysage flottant
    Jusqu’à l’infini des brumes,
    Nous irons glaner les épis
    D’une complicité frissonnant
    Au diapason d’un amour
    Tout imprégné des sèves
    De la terre qui germent
    Aux ventres des femmes. (p. 73)

    Source et souche de vie, la femme apparaît dans tous ces vers comme le plus bel être au monde. Et pourtant, suggèrent quelques vers, il faut se mettre en garde contre un danger qui guette : car parfois il suffit « du rappel de la promesse d’un sein, / pour perdre à jamais / le sens du chemin » (p. 48). S’embarquer… au gré de l’astrolabe… signifie donc laisser migrer les rêves en liberté mais en s’orientant toujours à la boussole. La rencontre de l’Autre – destination principale et but primaire pour le je-lyrique – s’insère, en effet, à l’intérieur d’un parcours qui, loin d’être ‘dérèglement de tous les sens’, s’effectue le long d’un chemin qui croise la sagesse, comme en témoignent les occurrences (sous leurs diverses morphologies) de ce mot : « sage humilité » (p. 42), « la parole des sages » (p. 62), « l’homme sage » (p. 75), « sages paroles » (p. 81), « sagesse » (p. 104).
    Le voyage poétique suggéré dans ce recueil se veut, d’ailleurs, un voyage de l’âme à la recherche d’une « silencieuse symphonie d’amour universel » (p. 23). Seul cet état d’âme permet une mise en communion avec le monde environnant et confère un sens de l’assouvissement propre à saisir la vie dans toute sa force :

    Les pêcheurs de rêves et d’utopie
    Lancent vers l’azur marin
    Leurs filets d’étoiles et de lunes,
    Avec pour espoir ultime
    Celui de reconduite
    Une pêche miraculeuse. (p. 95)

    Par cet ouvrage, convaincu que le poème est « transmission, partage » (p. 104 » qui « s’envole avec les oiseaux migrateurs / pour pérenniser la mémoire d’un peuple, / en drapant les hommes / de sagesse et de bonté » (p. 104), Bénard vise à ‘bâtir’ un « temple où les déclinations / Du Verbe Amour prendraient / Soudain toutes leurs nuances » (p. 109). Cela afin d’« ériger une maison / à mesure d’homme » (p. 112) et de fuir « les temples / destinés aux mensonges » (p. 112).
    Riche en adjectifs, couleurs, souvenirs, émotions et joies enfantines, la poésie de Bénard relève d’une âme très sensible capable de saisir à la fois ce qui demeure et ce qui fuit. Artiste extraordinaire, il donne à voir et à écouter ce dont il est question dans ses poèmes, car sa poésie est une vibration de l’âme. De par son talent inné relevant de sa veine artistique, Bénard parvient à rendre concrètes les images sous-tendues à ses vers et à créer un va-et-vient continuel entre Poésie et Peinture :

    Lorsque du bout des doigts
    Je donne naissance à tes sourires,
    Et te contemple de chair et d’âme,
    Avec cette étincelle que portent
    Au fond des yeux les enfants de l’amour,
    Au cœur de nos hiéroglyphiques errances,
    Je maroufle ton image égyptienne
    Sur l’opacité nocturne,
    Je veille sur ton sommeil
    Estompant les ombres
    Qui te drapent pour y incruster
    Quelques arches de lumière,
    Enluminant ton corps de clairs-obscurs.
    Scribe d’icônes,
    De la pointe de mon calame,
    Je te calligraphie
    Le premier poème du jour. (p. 22)

    En considérant le poète comme un « enfant de l’imaginaire » (p. 17) et comme un « semeur de mots qui rêve à la récolte de la beauté et de l’amour éternel » (p. 17), dans ses vers, il navigue entre étonnement et innocence et pratique un cheminement intérieur pour entrer en communion avec l’Autre. Dans le sillon d’Arthur Rimbaud et de son bateau ivre (p. 19), il parcourt des espaces de silence, il côtoie l’indicible et offre ses voyelles afin qu’elles puissent constituer de « nouvelles symphonies » (p. 19).
    L’art pour Bénard est un souffle expressif libérateur, un geste créateur spontané, une respiration salvatrice qui transmet harmonie et équilibre via l’universel. Pour lui, le fait d’écrire des poèmes est non seulement une passion mais surtout un besoin. Il écrit ses poèmes en tout lieu où il se trouve et les envoie par mél à ses amis pour le plaisir du partage. D’ailleurs pour lui la poésie et l’Art en général relèvent de l’échange : ils sont le langage de la musique intérieure qui émerge des couches les plus intimes du moi pour établir un contact avec l’Autre, afin, au moins, de lui communiquer un petit quelque chose qui n’est pas rien.
    Peintre, critique d’art, poète de renommée internationale récompensé par de nombreux prix, lauréat de l’Académie française et Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres, Bénard conduit par ses œuvres dans les espaces profonds de l’âme : dans les terres du rêve, de l’imagination, de la réflexion, de l’espoir et de l’amour. Ses mots et ses couleurs si chaudes, si brillantes et si lumineuses transportent ailleurs : vers un ailleurs gisant presque toujours dans les cavités du moi.
    Convaincu que l’Art donne à l’homme l’accès à sa métamorphose, il se déplace de sa dimension contingente embarqué au fil de la parole et de la couleur (première parmi toutes : la couleur bleue) ; et, en accédant à une élévation de l’âme atemporelle et transpersonnelle, il vit l’enchantement de l’Art… et il invite à rechercher ce lien avec l’universel : autrement dit, à (re)prendre goût à la vie et à la vivre avec une pétillante joie enfantine.

    Marcella Leopizzi

     Parutions/Recensions*3*

     

     

     

    Recension : Giovanni Dotoli
    Recueil : « Dialogue avec Assia Djebar. »

    Décidément Giovanni Dotoli cultive à la perfection l’art de nous subjuguer, tant son œuvre livresque prend de l’ampleur dans les domaines les plus insolites. Les analyses, les arts, les réflexions, les études, les anthologies, une véritable somme d’éclectisme. Avertis pourtant que nous sommes, il nous surprend toujours et sensibilise notre curiosité. Ainsi avec sa dernière progéniture littéraire, nous le retrouvons au bord de la Méditerranée où dans les couloirs de l’Académie française à dialoguer de manière complice avec une éminente Dame de la littérature, reconnue comme l’une des grandes voix féminine franco-algérienne, élue dans la grande maison en 2005 au fauteuil no5 de Georges Vedel. Seule face à ses pairs, Assia Djebar rentra à l’Académie française en évoquant en introduction Jean Cocteau dont elle respectera toujours le précepte : « A ne pas s’endimancher enParutions/Recensions*3* paroles. » Dans le temps ses diverses interventions et son fort tempérament le prouvèrent. Au-delà de la douleur, des épreuves, des silences de la mémoire, Giovanni Dotoli amorce avec elle un remarquable dialogue reposant sur l’amitié, la confidence, la fraternité et la confiance réciproque. AD- « Oh ! Oui Giovanni, cela me rend ouverte, souriante, et le cœur plein de joie. »
    L’expérience de cet exercice n’est pas nouvelle pour Giovanni Dotoli qui a déjà commis un ouvrage plus général dans cet esprit : Dialogues imaginaires avec mes poètes ou de la critique vivante du Moyen-âge au XXIe siècle. Oui, Giovanni Dotoli et Assia Djebar nous proposent un brillant dialogue, le passé, le présent, la vie, la mort, les pluralités, les envolées lumineuses du langage, le miracle poétique, le combat permanent des femmes pour la liberté, l’égalité, l’absolue reconnaissance de son identité et de son statut, plus encore aujourd’hui ou ses valeurs sont de nouveaux très menacées par les dogmatique réductrices et aliénantes promulguées par un réveil fondamentaliste obscur autant qu’archaïque. Ce dialogue révèle l’importance, le poids et le miracle des cultures plurielles, véritables passerelle au-dessus du monde et dans le cas présent plus particulièrement de la Méditerranée.
    Il élève la voix et la voie de cette grande figure de proue qu’était Assia Djebar, dans son engagement opiniâtre et son verbe incisif.
    Ce livre : « Dialogue avec Assia Djebar », croyez-moi, ne tardera pas à avoir des échos sous la coupole et bien au-delà, parce qu’il parle simple et vrai.
    Merci à Giovanni Dotoli d’avoir retenu pour cet ouvrage pertinent les : « Editions les poètes français. ». Nous en sommes fiers.
    Quelle plus belle référence et marque de confiance pouvions nous espérer ?

    Parutions/Recensions*3*


    Recension : Gisèle Gall. * 
    Recueil : Ce rien au bout du Verbe bleu.

     AmParutions/Recensions*3*  fidèle à la beauté subtile, la poésie de Gisèle Gall recèle quelques nuances ésotériques où vibrent certaines résonnances philosophiques, qui nous convient à une réflexion entre passé et devenir, entre Être et paraître. Elle ose et espère un réveil en allant vers l’Essentiel. Elle n’a de désir que celui d’abolir les murs, pour ériger des ponts bleus qui relieraient tous les humanistes de bon sens et de belle volonté, afin de saupoudrer sur le monde des mânes d’Amour et de Paix.

    « Quand l’Amour pose sur vous les yeux
    Alors, le Ciel
    Et toujours aussi bleu... »

    Il nous arrive parfois au cours de la lecture, de nous sentir mêlés à un univers transparent et délicat comme une porcelaine. Lorsque le monde devient trop gris, trop morose, alors Gisèle Gall se munit de sa palette de vent et remet un peu de bleu sur les craquelures du temps et des blessures.

    « Bleu des tout premiers mots
                                                           De l’enfant émerveillé
                                                           Devant un arc en ciel... »

    De très belles images égrènent leur semence en ce recueil.

    Parutions/Recensions*3*

     

     

     

     

     


    Recension : Nicole Dubromer. * 
    Recueil : « Venus d’ailleurs. » 

    Ce nouvel oParutions/Recensions*3*uvrage : « Venus d’ailleurs » de Nicole Dubromer est ce reflet d’une belle âme et d’un ample cœur. Ces pages qu’elle nous offre sont de remarquables supports à une pensée et à des gestes sociaux, humains tout naturellement.
    Nicole Dubromer porte en elle cette volonté de tenter, au mieux de ses modestes moyens d’apporter un peu de réconfort au monde des exclus, l’intention certes peut paraître utopique, mais le principe est noble, l’engagement salvateur ouvrant quelques portes sur le bonheur. Pour cela la meilleure arme que notre amie possède est la poésie qu’elle partage avec joie et sans réserve.
    Cette dernière, voit en la poésie un moyen d’ouvrir les bras, de cultiver la tolérance et de rapprocher les différences par la simple notion du vrai qui déverrouille les entraves du cœur.
    L’occident serait-il devenu si froid, si distant, si égoïste à ce point de demeurer insensible au drame du monde ? Non ! Je ne le pense pas et Nicole Dubromer une voix parmi des milliers nous démontre le contraire. L’espérance est au bout des ghettos, du bitume, loin d’une barbarie renaissante, avec cette perspective d’enfin :

    « Apercevoir la mer, faire un trou dans le ciel. »

    Nicole Dubromer me confia un jour : « Qu’elle avait besoin de se replier dans sa coquille pour écouter les chants de la mer et continuer à chercher les mots qui flottent sur l’écume des vagues là où le ciel et la mer se confondent. » A ce titre je l’invite à prolonger son geste poétique en ce sens, car même si un seul naufragé de la vie peut-être sauvé par ses poèmes jetés à la mer et au ciel, la partie humaine est gagnée. La forme d’écriture de Nicole Dubromer se voudrait régulière, voire classique, mais en fait l’auteure saisit mieux l’intensité de la vie lorsqu’elle se libère en se résumant à l’essentiel.
    Il arrive souvent à un texte trop long de se diluer au risque d’y perdre sa substance.

    La nuit dans les cafés ont :

    « Une atmosphère sinistre.../...
    Contrastée de rouge sang et rouge foncé.../... »

    Nous y côtoyons un certain misérabilisme, un destin sans retour entre un verre vide et un verre plein. Nous y croisons des destins à la Van Gogh aux cieux plombés et blés foulés. Nicole Dubromer avance en équilibre sur ce fil tendu, cette ligne de démarcation là où frustration et émotion règnent.
    Cependant notre partisane est toujours en quête d’un air de fête et d’une petite chanson qui s’infiltrent par la fenêtre, qu’elle partage avec tous ceux qu’elle croise sur son chemin de l’exil, tous ceux « Venus d’ailleurs. »
    Elle voudrait bien par son beau rêve réduire la vie au seul souffle de l’amour !

    Michel Bénard.

     Parutions/Recensions*3*

     


    Recension : « Les chemins étoilés. »  
    Auteur : Jean-Charles Dorge.

    Heureuse dualité ! Jean-Charles Dorge voit en la poésie un bonheur créatif et à la fois une quête spirituelle englobant un esprit d’humanisme visant à dépasser voire à estomper les dogmatiques réductrices.
    C’est Parutions/Recensions*3* cette musique intime et ténue que l’on perçoit dans : « Les chemins étoilés. »
    La poésie offre à l’homme un moyen de se surpasser, ainsi que de côtoyer une forme de transcendance extatique latente, jeux mystérieux de l’inspiration.
    La poésie est une forme d’élévation d’un monde brut et réel pour converger vers l’onirisme d’un univers visionnaire.

    « Par la flamme, accédant au céleste univers
    D’un amoureux baiser que j’aurais découvert,
    Ma mémoire chavire encore à ce doux rêve. »

    Ici le poète anticipe l’actualité, il s’offre à la terre, à la mer, au cosmos, c’est là dans ce vaste champ d’investigation qu’il façonne les accessoires de la paix, les outils de la concorde.
    Par la poésie l’homme aspire à grandir, à s’élever vers une pensée plus lumineuse, une noble façon de lutter contre les régressions et obscurantismes actuels où l’on tire plutôt vers le bas au lieu que de vouloir élever les esprits, ce qui apporterait sans aucun doute quelques réponses et solutions aux drames de nos sociétés contemporaines devenant de plus en plus touchées de cécité.

    « Un monde sans âme ira sans réfléchir,
    Dans la nuit terrestre un combat se prépare. »

    C’est pourquoi il faudrait passer par : « Les chemins étoilés. » de Jean-Charles Dorge pour nous imprégner d’un peu plus de lumière.
    C’est aussi une école d’humilité où notre auteur se veut résolument positif, souhaitant ainsi par l’acte poétique restituer un peu de hauteur et de dignité à l’homme.
    Le poète oriente son œuvre dans le sens d’un nouveau chemin, de la projection d’un nouvel édifice, d’un lendemain conscient qu’il est cependant d’une fragilité de phalène.
    Telle est la fonction du poète, celle d’un militant au service de l’humanité, sans drapeaux, sans discriminations, sans castes, sans religions surtout source de tant d’incompréhensions et ne développant le plus souvent que des haines aux comportements sectaires!

    « Hommes, les éternels d’hier et de demain,
    Et vous de maintenant, résistez à la haine,
    Rallumez l’autre flamme éclairant le chemin !
    L’honneur est dans la paix : Combattez la géhenne ! »

    Par essence le poète en son utopie rêve d’une terre appartenant à tous dans l’équité et la juste répartition des biens.
    Un monde pur, propre, est-ce cela la petite étincelle divine ? N’est-il pas de nombreuses utopies qui sont devenues réalité, il suffit d’y croire et de ne surtout pas se résigner.
    Et si par le plus grand des hasards « dieu » existait, il y a fort peu de chance que vous le trouviez dans l’immensité de l’univers cosmique, mais plutôt il me semble tout simplement en votre temple intérieur, posé comme une petite lueur sur la pointe de votre cœur !

    « Ici comme là-haut ta flamme vagabonde
    Et renait en des gens bannis de la Cité !
    Je te vois éternel dans l’infini du monde. »

    Et n’oubliez pas à l’instar de Jean-Charles Dorge, que le monde du poète est celui de l’intime, il ne peut être perçu qu’en filigrane.
    L’intime est aussi indéniablement l’espace de la femme qui apparaît discrète mais incontournable en transparence entre ces pages.

    « Elle chantait d’une âme pure
    Volant plus haut que les oiseaux.
    Sa voix fusait des fins roseaux...
    C’était la fée de la nature. »

    « Ton regard vaut toute promesse
    Ardente fée en ton secret. »

    Sur les chemins de poésie de notre ami poète, nous croisons de véritables petites pépites, notes colorées et des plus délicates qui vibreront encore longtemps en vos cœurs.

    Michel Bénard.

     Parutions/Recensions*3*

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    Parutions/Recensions*3*Recension : Jacques-Henri Caillaud.* 
    Recueil : La frontière et la nuit.

     Que peut-il bien y avoir derrière cette frontière et cette nuit ? Tout simplement un homme, en occurrence ici un poète qui voudrait bien croire en un éternel été.Les clins d’œil en exergue confiés à Yves Bonnefoy et à René-Guy Cadou se veulent plutôt d’ordre à nous rassurer.Autre aspect immédiatement visible de la poésie de Jacques-Henri Caillaud, elle se présente sous les formes d’expressions libres, libérées ou en prose, ces seuls ingrédients nous invitent à poursuivre notre découverte.Jacques-Henri Caillaud n’en est pas à son coup d’essai, depuis 1988 il parfait sa discipline poétique avec assiduité.

    Le poème d’introduction est déjà un cri d’amour dirigé vers le ciel, un hymne intense battant au rythme du cœur.

    « Je dirai l’arc-en-ciel des amours
    De bleu teinté aux nuages du vent.../... »

    Tout est prétexte à glorifier l’amour, la nature, la lumière, la musique.
    Dans l’éblouissement d’un premier matin d’automne adolescent tout se veut sensuelle tendresse.
    Judicieusement suggéré, rarement dévoilé le parfum de la femme est omniprésent.

    « Je t’imaginais
    En belle au bois dormant
    M’entourant de tendresse berceuse. »

    C’est ici une sorte d’album souvenir que l’on ne veut pas refermer et dont on fredonne le refrain pour défier la fuite du temps. Se rêver immortel dans le vent.
    Nous voici un peu à la recherche d’un temps perdu que l’on prolonge dans les embrasements fulgurants d’un soleil déclinant.

    « Une lumière prolongeât mes jours perdus.

    Les textes parsemés de riches images se gravent en notre mémoire et nous tiennent en haleine.
    Jacques-Henri Caillaud se met en observance de vie, il se fait guetteur de lumières nouvelles.
    Par la poésie il tente d’illuminer les nuits de solitude, de questionnement, sa manière à lui de déjouer autant que puisse l’ironie de la destinée.
    Ces poèmes de la dissolution progressive sont lucides, clairs, émouvants, mais absolument porteur d’un nouvel espoir en l’éternité aux révélations plurielles et tangibles.


    Michel Bénard.

    Parutions/Recensions*3*

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    Le Procope

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    Notre Société était présente !

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    MAURICE  CAREME

     

    Élu « Prince en poésie » au Café Procope à Paris en 1972 - une plaque commémorative apposée sur la façade le rappelle -, Carême a vu son œuvre traduite dans de nombreuses langues. Par un aspect de son œuvre, il est très apprécié pour son amour des enfants, un registre essentiel de son œuvre (un quart de son œuvre environ). Mais il est aussi un poète de la grandeur et de la misère de l'homme. Récompensée par de nombreux prix littéraires, illustrée par de grands artistes, son œuvre joint à la simplicité de la forme l'expression d'une joie de vivre qui n'exclut pas une certaine gravité. Il a aussi traduit en français des poètes néerlandophones.

    Le Procope

     

    PRINCE EN POÉSIE :

    Election le 9 mai 1972 – Le Procope, avenue de l’Ancienne Comédie, Paris 6ème arrondissement. Le jury placé sous la présidence d’honneur de Maurice Genevoix, Roland Dorgelès et Roger Giron se composait des écrivains : Jean Guirec, Camille Belliard, Marc Bernard, André Beucler, Jules Carrez, André Dhôtel, Pierre Labracherie, André Lebois, Emmanuel Roblès, Romain Roussel, Louis Simon, Daniel Sor, et René Violaines.

    Le titre de prince en poésie était donné à vie, mais le règlement prévoyait une élection tous les 5 ans. Ce fut Léopold Sedar Senghor qui obtint le titre en 1977 et fut donc prince en poésie conjointement avec Maurice Carême jusqu’à la mort de celui-ci survenue en 1978.

    PRINCE

    Prince ? aurait dit ma mère.
    Aussitôt, elle aurait bien ri.
    Elle n’avait sur son logis
    Que le blason de la lumière.

    Moi qui buvais le lait au litre
    Et adorais l’odeur des simples,
    Comment aurais-je fait, si simple,
    Pour scintiller comme une vitre ?

    Bien sûr, je parlais aux pigeons,
    Aux carabes, aux véroniques.
    Mon Dieu ! que je serais comique,
    Une couronne sur le front !

    Aussi, ne l’ai-je jamais mise
    Bien qu’elle soit si transparente
    Qu’on la prendrait pour l’ombre grise
    D’une grappe fleurie de cytises.

    SOUVENIRS

    Poème © Fondation Maurice Carême

     Le Procope

     

    Le Procope

     au Procope avec des personnalités dont Guy Béart 

     

     

    Le Procope

    au Procope avec le marquis Guy d'Archanges

      

     

     

       

     

     

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