• Forêt des mille poètes

     

     

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    Forêt des mille poètes

     

    Forêt des mille poètes

    Forêt des mille poètes

    Forêt des mille poètes 

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La forêt des Mille Poètes est une forêt de 1200 chênes plantés en 1994. Chaque arbre est dédié à un artiste, un écrivain ou un poète, vivant ou mort, regroupant 62 nations. Parmi les célébrités présentes, citons plusieurs prix Nobel, ainsi que Chopin, George Sand ou encore Fabienne Thibault, Pierre Bonte... Véritable parcours de promenade, la forêt est aussi jalonnée de stèles et notamment celle du célèbre sculpteur Nardo Dunchi "Harmonie d'ombres et de lumières" en marbre de Carrare.

    Forêt des mille poètes

     Forêt des mille poètes

     

    René Varennes

    Fondateur

     

     

    Forêt des mille poètes

     

    Née d'un groupe associé à la programmation du Centre National Economique et Culturel Athanor, naquit le 11 mars 1987, sous le numéro 3027 du « Journal Officiel », l'Union des Poètes Bourbonnais. L'objet était de réunir les poètes du Bourbonnais en vue de la promotion et la défense de la poésie dans cette province, sous toutes formes. Trois années plus tard, ayant largement débordé le cadre de ses activités initiales, l'U.P.B. les étendait à l'ensemble de la culture et de la région Auvergne, devenant l'Union Régionale Culturelle du Bourbonnais Auvergne.

    L'adresse actuelle de cette association :

    Celle de sa présidente :

    Sylviane Baud

    13, avenue Reignier * 03310 Néris-les-Bains

    Le nombre de ses membres est voisin de 1 500. L'action d'une telle association culturelle de province aurait pu sembler suffisante aux plus difficiles et se poursuivre pendant des lustres si une suggestion d'un membre de son bureau, l'écrivain Antonin Malroux, n'en avait relancé la progression. Cette forêt à été créée par M. René Varennes.

    Celui-ci proposait de créer un bois, une forêt... dont chaque arbre porterait le nom d'un écrivain, d'un artiste, d'un musicien ou d'un ami de la culture contemporaine. Quel esprit animerait cette institution ? Sans doute, celui qui inspira les auteurs du film apprécié par beaucoup: «Le Cercle des Poètes Disparus». Si Antonin Malroux avait été écouté avec politesse et intérêt, son idée paraissait aussi séduisante qu'irréalisable. Favorisé cependant par la mise à disposition gracieuse, mais non dépourvue de réalisme, par la municipalité de Vesdun, commune située à la limite des départements du Cher et de l'Allier, c'est-à-dire dans une position inter-régionale Centre Auvergne, d'un terrain de plusieurs hectares aux portes mêmes du village : ce projet, prétendument utopique, par l'enthousiasme qu'il suscita dès qu'il fut divulgué, fit la preuve qu'il correspondait à un besoin de rassemblement et de rencontres, entretenu par «les gens de la culture», non seulement de France, mais du monde entier. Une approche géographique doit retenir l'attention. Vesdun, située à l'ouest du département de l'Allier, est considérée comme l'une des deux ou trois communes sises au centre de la France. Les modes de calcul n'étant pas forcément les mêmes.Saint-Clément, située à l'est du département de l'Allier, est considérée comme se trouvant exactement au centre de l'Europe. Que ce soit à Saint-Clément ou à Vesdun, nous sommes dans une «région carrefour» de la France et de l'Europe. L'appellation, enfin de «Forêt des Mille Poètes» ne signifie pas que seuls les «poètes» sont représentés dans cette «forêt». Par souci de ne pas proposer un titre trop long, nous avons pris le nom de «poète» dans son acception grecque, c'est-à-dire : créateur. Ce sont donc, comme nous l'avons écrit précédemment, tous les créateurs (écrivains, artistes, musiciens, etc...) qui ont été accueillis dans «La Forêt des Mille Poètes». Lancée en 1993, discutée par une commission composée de représentants de la municipalité de Vesdun, de l'Office national des Forêts, et de l'Union régionale culturelle du Bourbonnais Auvergne, l'idée de la Forêt des Mille Poètes se concrétisa, au début de mars 1994, par la plantation de son premier chêne. Fin mars, en dépit de conditions atmosphériques défavorables, 1 200 chênes avaient été plantés. On ne pouvait s'empêcher de penser que, quelques années auparavant, une tornade avait abattu près de 5 000 chênes de la Forêt de Tronçais, plus grande chênaie d'Europe, à 20 kilomètres de Vesdun. Les 18 et 19 juin 1994 eut lieu le festival d'inauguration de «La Forêt des Mille Poètes» avec le concours d'animateurs de grande qualité, en présence de nombreuses personnalités et de plusieurs milliers de spectateurs. Une structuration s'imposait. Au cours de l'automne 1994, des délégués de «La Forêt des Mille Poètes» furent nommés dans chaque département français et dans les 61 pays étrangers, dont les 15 nations de la Communauté Européenne, représentés sur le territoire de Vesdun par l'un ou plusieurs de leurs écrivains, artistes ou musiciens. Ces délégués se réunissent au moins une fois l'an, soit à Vesdun, soit dans toute autre ville française ou étrangère, sous forme de séminaires et d'ateliers pour examiner l'actualité de la culture, la préserver et la développer, et, pour assurer la défense de ceux qui la pratiquent contre les individus, collectivités ou états que dérange l'existence des intellectuels, ce vocable étant pris dans son sens le plus noble.

    La philosophie des créateurs de «La Forêt des Mille Poètes» se résumant par les mots :

    Liberté, Paix, Solidarité.

    La première de ces réunions, les 25 et 26 mars 1995 dans les communes de Vesdun et d'Ainay-le-vieil, où se trouve un château ayant appartenu à la lignée des Colbert, eut lieu et les délégués furent répartis en six ateliers devant se consacrer à «80 nations de poésie», à la défense du patrimoine culturel, aux problèmes de l'environnement, à la musique et aux beaux-arts, enfin au devenir de la télévision. Du 25 au 28 mai 1995, se déroula le second festival de «La Forêt des Mille Poètes», les matinées étant réservées à des visites touristiques, les après-midi à différents spectacles et animations. Fin Février 1995, 900 arbres ont été attribués à des «gens de culture», vivants ou récemment décédés. 100 le seront encore à des «créateurs» français et 200 à des créateurs étrangers afin que «La Forêt des Mille Poètes» puisse accueillir les ressortissants d'au moins 100 nations et justifier de la sorte son caractère d'universalité. La forêt a été divisée en 12 sites de 100 chênes chacun, portant le nom d'illustres anciens tels que : Chopin, George Sand, Alain Fournier, Maurice Rollinat, Henri Pourrat, Rainer Maria Rilke, Rabindranath Tagore, etc ...Ainsi constituée «La Forêt des Milles Poètes» peut connaître deux destinées :

    celle d'un conservatoire.

    celle d'une grande ambition.

    Les chênes n'ont plus qu'à pousser et les rencontres à se répéter dans la discrétion. Voici l'indifférence. Et, dans un certain temps plus personne ne saura pourquoi ces arbres grandissent là où ils sont. Pourtant jamais un effort d'une telle envergure n'aura été accompli, jamais idée neuve n'aura été mieux servie, pour que la culture, considérée dans sa mondialité, se donne un haut lieu, auquel d'autres nations pourraient fournir la réplique, où elle puisse rassembler ses forces, proclamer ses besoins et sa vérité, enfin se défendre contre les multiples agressions dont elle est victime aujourd'hui. En déposant sa marque, «La Forêt des Mille Poètes» n'avait pas pour objectif de créer une «tour d'ivoire» où une élite (sélectionnée selon quels critères ?) viendrait s'éloigner des contingences terrestres. La réalité de cette fin de siècle conduit, au contraire, les esprits raisonnables à ne pas séparer la culture de l'économie. Par les circuits touristiques à vocations culturelles, elle se trouve déjà à l'aboutissement de la route Alain Fournier, qu'elle est en mesure d'induire, par ses débouchés sur l'artisanat, par l'intérêt qu'elle suscite, «La Forêt des Milles Poètes» favorisera n'en doutons pas, la création d'emplois. Les différentes manifestations générées par «La Forêt» n'ont pas manqué d'avoir une influence non négligeable sur l'hôtellerie et la restauration à plus de 25 kilomètres à la ronde de Vesdun. Des entreprises ont fabriqué par milliers le logo en porcelaine de «La Forêt», qui, chaque jour, est parcourue par de nombreux visiteurs. L'anthologie ayant pour thème L'Arbre et la forêt éditée à l'occasion du festival inaugural et de nombreuses publications annexes ont procuré des centaines d'heures de travail à des imprimeurs. Ce ne sont là que quelques exemples. Le prix d'achat d'un arbre est fixé à 100 francs, ce qui représente à peine le coût de la plaque nominative de l'acquéreur. Une gestion sévère de l'entreprise qu'est «La Forêt des Mille Poètes» n'aurait pas permis l'équilibre de son budget sans les dons et prêts de certains membres de l'association. Fallait-il attendre pour planter le premier chêne que des demandes de subventions aient reçu une réponse favorable, que des démarches de caractère administratif aient abouti ? Le risque pris en toute lucidité, n'était pas plus grand que de voir s'atténuer progressivement l'enthousiasme provoqué par un projet qui prend sa place dans une stratégie de défense des valeurs essentielles de notre civilisation. Depuis sa création, l'Union régionale culturelle du Bourbonnais-Auvergne n'a bénéficié que d'une modeste subvention municipale. Elle n'a jamais sollicité de subventions ni d'un Conseil Général, ni d'un Conseil régional, ni d'une Direction régionale des Arts et de la Culture, ni d'une DRAC, ni d'un tout autre organisme public ou privé. Elle a préféré présenter un bilan que des projets dont beaucoup de directions officielles sont encombrées.Aujourd'hui, «La Forêt des Milles Poètes» existe. Consciente de sa potentialité, ne serait-ce qu'à la vue des associations « d’Amis de personnalités culturelles disparues» venant se réunir autour de l'arbre qu'elles consacrent à celui dont elles veulent préserver la mémoire, l'U.R.C.B.A. en appelle donc aux pouvoirs publics et aux organismes privés pour l'aider à faire de «La Forêt des Milles Poètes» un haut lieu de la culture universelle.

     

     Forêt des mille poètes

     

    998, 999, 1000 !

    Ils sont mille à veiller dans cette forêt ensorceleuse,

    Sortie de la brume matinale au manteau d’argent,

    Mille, la tête haute, les pieds bien enracinés, fiers,

    Mille aux rêves utopiques offrant aux passants

    Leurs plus belles parures.

    Parfois, la nuit, on entend des murmures

    Aussi vite envolés par un souffle de zéphyr,

    « ...demain, dès l’aube ... »

    Un nuage passe, un souffle mystique enveloppe l’espace,

    Intemporel instant mêlant le rêve à la réalité.

    Dans cette féerie onirique, on partage des fragments d’éternité.

    La lumière mordorée de l’aube drape les arbres encore endormis,

    Robes vertes, brunes, or, nimbées de rosée s’offrent au monde.

    Ils sont mille dans cette forêt, mille poètes et nous.

     ÉLIANE  HURTADO

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